• Pokhara, par Serge Bimpage

    Pokhara est un court texte elliptique qui semble la partie émergée d'un iceberg : on perçoit, sous la ligne de flottaison, une immense masse juste suggérée.
    Viktor et Léon, deux vieux amis, fêtent leur cinquantaine dans les montagnes du Népal. Ils se connaissent depuis l'enfance, ils ne savent plus très bien quand ils se sont rencontrés pour la première fois. Pendant quelques jours dans ce décor grandiose, il est question entre eux de choses graves. De l'amitié, de la crise de la cinquantaine et surtout de la manière de conduire son existence.
    Entre eux il y a des souvenirs, une femme convoitée par tous les deux et que Viktor a fini par épouser. Ils ont connu deux trajectoires différentes, ils ont adopté deux manières opposées de mener leur vie.
    Léon est un baroudeur plutôt silencieux, un humanitaire habitué des conflits et des camps, globe-trotter qui a abandonné femme et enfants. Viktor vit depuis des années en couple, dirige un restaurant, a des valeurs bourgeoises. Leur amitié est faite d'attirance et d'agacement, de rivalité et de flashs d'amour.
    Ils passent quelque temps dans un refuge, sur un plateau désertique, puis se dirigent vers un camp de base près de l'Annapurna. A mi-chemin, Viktor renonce. Léon va jusqu'au bout, seul, mais quand il retrouve son ami en ville, c'est... Non, vous savez bien : on ne révèle pas la fin des romans, surtout quand il y a une surprise. 

    Serge Bimpage, Pokhara, Editions de L'Aire
    (Publié aussi dans Blogres.)


  • Commentaires

    1
    Mercredi 12 Décembre 2007 à 15:25
    Envie
    On a envie de le lire ou, peut-être, de l'offrir, à un ami quinqua++ qui connait un peu ces montagnes.
    2
    zorg
    Mercredi 12 Décembre 2007 à 15:26
    Très beau livre
    Très beau livre, effectivement, sans doute le plus abouti de l'auteur. Un hymne à l'amitié qui ne verse pas dans l'idéalisme, mais au contraire révèle les failles, les gouffres qui séparent les êtres et dont la fuite des jours, faisant fondre la couche ténue des habitudes, révèle la profondeur insondable. (Blogres)
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