DERNIERES PARUTIONS
A PROPOS
A publié cinq romans,
un récit, un essai.
Né en Valais. Vit à Genève.
(Contact)
Depuis le 14-09-2006 :
1774888 visiteurs
Depuis le début du mois :
2985 visiteurs
Billets :
787 billets
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Mais consultez les archives.
Panthéon Polars, etc Le Jour du dragon
Le reste est dans le menu, à gauche...
Publié par Alain Bagnoud à 11:16:38 dans Auteurs | Commentaires (0) | Permaliens
Avec Je t'écris pour voir, Pascal Rebetez poursuit l'œuvre entreprise par Un voyage central (L'Hèbe 2006).
Le principe de ces deux recueils est simple: l'auteur écrit des lettres à ses proches depuis les pays lointains où il séjourne. La forme ainsi trouvée permet d'unir notes de voyage, autobiographie, souvenirs personnels, considérations générales, réflexions, choses vues.
Rédigées en des lieux divers, ou les évoquant (Hanoi, Locarno, Cadaquès, New York, Volvograd...) ces missives sont adressées à l'ex, au petit-fils, à la fille danseuse, à la mère, au père, à un voleur. On y apprend quelques anecdotes croustillantes.
Un exemple, pour vous donner envie: saviez-vous que notre auteur a volé un Warhol dans une galerie de New York, qu'il l'a fait sortir clandestinement des Etats-Unis, avant de se le faire piquer 30 ans plus tard par un monte-en-l'air historien de l'art?
Quelques autres souvenirs sont entrelacés dans ces textes, et un peu de nostalgie. Celle d'un espoir passé où l'on pouvait croire encore à la fusion des êtres et à l'harmonie du monde.
Elle donne sa nécessité au recueil, qu'on lit comme la description d'un être seul, seul parmi les autres, seul malgré les autres. Rebetez démontre la difficulté de la relation en exposant un processus de communication qui vise à créer un lien, mais qui ne parvient pas tout à fait à ouvrir entièrement l'individu à ses semblables.
Mais ce n'est pas un livre amer. On y trouve aussi une célébration de l'amitié, des liens choisis, une tendresse pour les autres, un amour de la vie, un plaisir jouissif de la découverte, du vagabondage, de l'aventure, et pas mal d'exotisme qui confronte l'ailleurs et l'ici et leur donne du relief.
Pascal Rebetez, Je t'écris pour voir, L'Hèbe
Publié par Alain Bagnoud à 10:36:36 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
"Faire aisément ce que d'autres trouvent difficile à réaliser, c'est le talent, faire ce qui est impossible au talent, c'est le génie."
Henri Frédéric Amiel
Journal, décembre 1865
Publié par Alain Bagnoud à 10:23:41 dans Citations | Commentaires (0) | Permaliens

Jusqu'à la mort se compose en fait de deux longues nouvelles. La première se passe en 1095. La femme de Guillaume de Touron est morte, et c'est pour cette raison, entre autres, qu'il décide de partir en croisade.
Il réunit donc une petite trouve qui se met en route. Elle n'atteindra jamais Jérusalem. L'hiver l'arrête dans un couvent abandonné à cause de la peste. Là, les croisés meurent de froid, de faim, de folie, se perdent dans la neige en fuyant...
Mais entre temps, ils ont tué des Juifs. Tous ceux qu'ils rencontraient: marchand isolé, villageois qu'on torture et dont on brûle les villages et les livres sacrés...
Pourtant ça ne sert à rien. Si tout va mal, si l'expédition se délite, c'est, savent-ils, qu'il y a un Juif caché parmi eux. Les croisés s'épient pour le démasquer. En vain. Le Juif, en fait, est en eux.
C'est ce que découvre enfin Guillaume de Touron. Pour tuer ce Juif qui le persécute, qui le perd, il finit par se traverser le corps de sa lance.
Tout autre chose dans la deuxième nouvelle, Un amour tardif, qui se passe à la fin des années 1960. Le texte est sous la forme d'une lettre. On ne devine son destinataire que tout à la fin. Il faut dire qu'il a changé en cours de rédaction.
Son auteur est un ancien commissaire adjoint en URSS au début des années 20. Chraga Unger est devenu conférencier en Israël. Il va d'un kibboutz à l'autre pour dénoncer le double antisémitisme russe, populaire et officiel. Malade de peur, de solitude et de paranoïa, il attend l'arrivée des soviétiques qui vont envahir Israël par la mer...
Ces deux longues nouvelles sont liées, malgré leurs sujets différents. Elles se répondent. Ecrites dans une langue dépouillée et forte, elles traitent toutes deux de la mort, de la haine, du racisme, de la peur de l'autre, du fanatisme et de la solitude. On n'en sort pas indemne.
Amos Oz, Jusqu'à la mort, Point seuil
Publié par Alain Bagnoud à 11:30:36 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
Conférence. La dame, une psychanalyste au pull rose, parle de la résilience. La résilience réside à l’intérieur de chacun de nous. Ma voisine est charmante. Des cheveux bouclés, une silhouette parfaite, un visage fin. Des chaises sont empilées contre le mur, une horloge de gare contre la paroi, des tuyaux parallèles au plafond, argentés pour faire joli. L
a psychanalyste déclare qu’elle n’aime pas s’entendre parler. Une déclaration qui me semble logique.
Je regarde les chaussures sous les tables, baskets, escarpins, sandales, souliers plats et vernis. Incongrue, une paire de bottines lacées haut, à plate-formes, avec des talons très pointus, le genre qu’on met avec des combinaisons en latex, aux pieds d’une dame plutôt épaisse, vêtue sobrement, au bon visage rond avec une frange droite, et qui sourit tout le temps.
Puis une femme vient nous raconter qu’on l’a poussée à devenir horlogère et que finalement, par la force des circonstances, elle s'est retrouvée prof de géo.
Publié par Alain Bagnoud à 09:42:32 dans Transports | Commentaires (4) | Permaliens
1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| 133| 134| 135| 136| 137| 138| 139| 140| 141| 142| 143| 144| 145| 146| 147| 148| 149| 150| 151| 152| 153| 154| 155| >>
Commentaires