• Montagne

    Un paysage d'Alexande Calame (1818-1864)

    Les circonstances font que, disposant de quelques jours entre deux obligations, je me retrouve à la montagne, seul. Lectures, marche, etc.

    Il y a quelque chose de fascinant à voir comment, très vite, dans ces conditions, les parasites de la vie se détachent de soi, comme des monstres marins qui seraient agrippés à la quille du navire et qui lâchent prise l’un après l'autre, et on se sent alors plus libre, plus léger, fendant l'eau avec un cap sûr.

    Et puis l'autre chose, fascinante: je refais des rêves. Pas seulement la nuit. Il me vient à toute heure des projets optimistes.

    Tandis que vous savez comme c'est, dans l'enchaînement des petites contraintes quotidiennes: il semble que rien ne puisse plus arriver, que tout va se répéter jour après jour, année après année, que rien de neuf n'adviendra plus, jamais.


  • Commentaires

    1
    Mercredi 16 Juin 2010 à 08:52
    fendant
    Dans l'expression "fendant l'eau", c'est de l'oxymore à pleins tonneaux?
    2
    Mercredi 16 Juin 2010 à 09:34
    buveur d'eau
    Je me demandais, Michel, si quelqu'un remarquerait ce "fendant". Il fallait un spécialiste!
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