• Angel et les écrivains

    Je suis très impressionné par Derniers rites. Un roman d'Angel Corredera, paru aux Editions de l'Aire.
    Qui est Angel Corredera ? Mystère. La seule information sur lui que nous donne son livre est qu'il a écrit un premier roman, La Confrontation. L'internet n'est pas tellement plus bavard. Il serait né en 1970.
    Quelques écrivainsPeu importe d'ailleurs. Sinon que lorsqu'on apprécie le travail d'un artiste, on est forcément intéressé par sa personne tant la création est liée avec l'individualité et le moi profond.
    Celui qui, justement, parfois, n'apparaît pas dans la vie sociale. 
    Il est donc vrai qu'on ne peut qu'être déçu par la rencontre avec les auteurs. Les plus talentueux sont forcément inférieurs à leurs livres. On en attend des formules heureuses, de grandes idées, un personnage brillant, et on se retrouve face à un petit bourgeois terne qui fait du bruit en mangeant son potage et répète tous les vingt mots l'expression « en somme ».
    Et si l'écrivain est supérieur à son œuvre, quelle tristesse ! Comment, se dit-on, ce personnage enthousiasmant, plein de charisme et d'une expression si étincelante,  n'arrive-t-il pas à faire passer dans sa prose son originalité et se retrouve-t-il à aligner les clichés et les banalités dans ses textes.
    Je me souviens d'une surprise, lorsque j'étais jeune homme, frais émoulu de l'université, et que j'avais assisté à une rencontre avec des écrivains. Ils étaient invités en nombre par une école, pour une sorte de festival.
    Je n'avais jamais vu autant d'auteurs au mètre carré, et des connus, Nicolas Bouvier par exemple. D'autres un peu moins célèbres mais que j'avais lus et dont j'avais aimé les textes. Une bande d'hommes et de femmes plus très jeunes, la plupart mal vêtus, ternes, qui faisaient tous les efforts du monde pour s'éviter ou établir des colloques discrets en jetant des regards prudents sur leurs collègues.
    Non, ne nous occupons plus des auteurs, seulement de leurs livres. C'est décidé : la prochaine fois, je vous parlerai de Derniers rites, d'Angel Corredera.


  • Commentaires

    1
    Le rat
    Jeudi 4 Octobre 2007 à 11:55
    Déception
    C'est vrai qu'on est souvent déçu. L'exemple: quand on va faire signer un livre qu'on a aimé, et on se retrouve devant le type, et on ne sait pas quoi dire et lui non plus, alors qu'on s'attendait à de la communication et des échanges. A ne pas renouveler.
    2
    Jacques Herman
    Jeudi 4 Octobre 2007 à 13:06
    Gustave
    Ah Lanson! dans l'Orne hier encore et que l'imprimerie enrichit à ce que l'on dit...
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