Albertine change sans cesse aux yeux du narrateur et lui échappe. Il ne peut retrouver l'image caractéristique qui révèlerait son identité d'un coup. Pas plus d'ailleurs qu'il ne réussit à reconstituer les traits de son visage qui lui semblent flotter,...
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Réminiscences balzaciennes chez Proust. Ecoutez ces deux phrases : « Une après-midi de grande chaleur, j'étais dans la salle à manger de l'hôtel qu'on avait laissée à demi dans l'obscurité pour la protéger du soleil en tirant des rideaux qu'il jaunissait...
Lire la suiteLe snobisme du narrateur de La Recherche est d'essence poétique. Il existe bel et bien puisque le personnage occupe la plupart de ses heures actives à fréquenter les salons les plus brillants, à rencontrer la duchesse de Guermantes... Mais Proust nous...
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On ne sait jamais l'age du narrateur de La Recherche, mais il est possible de le deviner. La scène du baiser, lorsqu'il redescend de sa chambre au début du roman pour chercher sa mère, Pr oust l'avait déjà écrite plusieurs fois, dans Jean Santeuil et...
Lire la suitePère et mère du narrateur. Le père est un balourd qui consulte son baromètre, qui n'a pas de système d'éducation, dont les principes varient comme le temps qu'il guette. La mère est plus fine. On le voit par exemple lors du dîner avec M. de Norpois chez...
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Rechercher les modèles des personnages de la Recherche est une opération paradoxale, puisque Proust lui-même, dans Contre Sainte-Beuve, s'est opposé à cette méthode, expliquant que le moi de l'écrivain qui crée est différent du moi mondain et qu'il faut...
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Je continue à chercher avec amusement des correspondances entre Proust et Goncourt. Qui se sont rencontrés dans les mêmes salons, ou chez Alphonse Daudet, aux jeudis de la rue de Bellechasse. Correspondance de Proust , le 15 novembre 1895 : « Dîner hier...
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Je comprends mieux le salon des Verdurin depuis que je lis le Journal des Goncourt . Le milieu artiste dans lequel ils vivent, opposé au milieu aristocratique, c'est ce même milieu qu'Edmond de Goncourt fréquente, avec d'autres littérateurs, des peintres,...
Lire la suiteUn amour de Swann est probablement le plus parfait de tous les volumes de Proust. Un texte très travaillé. Des phrases musicales. Des métaphores soignées. Une composition impeccable. Pourtant, j'éprouve une petite oppression quand je lis le début. Tous...
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La première partie de Du côté de chez Swann, Combray est une miniature. Une société figée, réduite, charmante et ridicule, qui susciterait un ennui profond, qui n'aurait aucun intérêt si elle n'était observée par l'ironie généreuse de Proust. La cruauté...
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