Les choses chez Proust n'ont pas toujours leur couleur « naturelle ». Le clocher de Combray n'est pas gris, mais rose, rougeâtre, violet, pourpre, selon les moments du jour et la lumière qui le baigne. C'est un renouvellement de la vision par les couleurs...
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Lire Proust, c'est être aspiré. On a tendance à ne plus séparer très bien ce qui est à l'intérieur et à l'extérieur des livres. A voir comme le narrateur voit. Avec cette générosité de la vision, cet émerveillement qui semble dire devant chaque objet...
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Proust incite, en fait, à apprécier mieux la vie. A en tirer tous les petits plaisirs. A l'instar, par exemple, de la tante Léonie. Elle a une existence diminuée, elle vit dans deux pièces, ne sort jamais, mais la visite dominicale d'Eulalie, la commère,...
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J'ai été frappé en relisant le début de La Recherche de voir comment le texte est charpenté. Je me souvenais m'être posé jadis la question de rôle de ces premières pages. Celles où narrateur parle du sommeil, de l'endormissement, des réveils dans la nuit,...
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"Une Soirée au Pré Catelan" (1909), de Henri Alexandre Gerveux (1852-1929) Les Goncourt et Proust concoivent la littérature de manière assez différente. Pour les uns, c'est une branche de la science, pour l'autre de la religion. Connaissance exacte et...
Lire la suiteLe problème du Journal des Goncourt, c'est qu'il a eu Proust comme lecteur - et admirateur ! Proust s'y immergeait volontiers (comme dans les Mémoires de Saint-Simon). Il y a d'ailleurs trouvé une grande quantité de noms. Je me suis diverti à les relever...
Lire la suiteAujourd'hui, il y a eu comme une journée de printemps. La température, la douceur de l'air... Proust a merveilleusement parlé de ces saisons insérées dans d'autres saisons. Proust. Il va falloir le relire. J'ai fixé des délais. Tous les cinq ans. Sinon,...
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