C'est le chemin de l'école, une petite route
dans l'ombre, entre des pavillons, un peu à l'extérieur
de la ville, à sept heures et demie du matin. L'air est
glacé, du vent souffle. Le soleil caché derrière
les montagnes bleues n'a pas encore paru mais ses rayons frisent
les crêtes illuminées, propulsés à
l'horizontale comme de puissants faisceaux de projecteurs qui
passent à des centaines de mètres au-dessus de nos
têtes, à la surface de cette gigantesque piscine vide
qu'est la vallée froide.