JUSTE PARU
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Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
Pour annoncer son nouveau roman, Les Couleurs de l'Hirondelle, qui paraît aux éditions José Corti, Marius Daniel Popescu a pris une initiative originale: la mise en lecture filmée d'extraits, que l'on peut trouver notamment sur youtube. En voici le premier:
Publié par Alain Bagnoud à 09:24:47 dans Journal | Commentaires (0) | Permaliens

Publié par Alain Bagnoud à 11:06:01 dans Journal | Commentaires (2) | Permaliens
Alain Bagnoud livre avec «Transports» un petit catalogue poétique d’impressions romandes
«Le lac plat évoque une patinoire. Les arbres et les maisons semblent des signes sur la page du paysage. Deux agents de la police ferroviaire avancent dans le couloir. La matinée est verte, blanche, or.» Alain Bagnoud voyage dans cette Suisse romande où nous vivons. Il prend les «transports», des trains, des bus. Il regarde autour de lui, les gens, les paysages, les couleurs, le temps qu’il fait. Il observe. Il écoute. Il note. Et cela donne de minuscules chroniques, alertes, vives, précises.
L’auteur de La Leçon de choses en un jour (L’Aire, 2007) explore avec une légèreté allègre les possibilités poétiques des villes, des lieux où nous vivons, s’attachant au plus banal. La marge poétique est étroite par ici, on s’en rend compte, mais il s’emploie néanmoins à la saisir. Ici ou là, une note sonne un peu aigrelette, Alain Bagnoud n’est pas toujours tendre pour ses semblables. A propos d’un comédien qui vient de lire ses textes: «Sa langue butait tous les dix mots…» On préfère quand cet «homme aux semelles de vigne» s’emploie à «vivre dans le présent, loin des regrets et des projections» et qu’il nous livre, palpitantes, ses impressions du réel.
Publié par Alain Bagnoud à 10:55:59 dans Journal | Commentaires (0) | Permaliens

Publié par Alain Bagnoud à 11:10:18 dans Journal | Commentaires (2) | Permaliens
par antonin moeri

Il a raison Béguin à propos de «Transports». «Une écriture de type behaviouriste qui s’attache aux comportements, aux gestes, à l’extériorité, sans jamais s’aventurer dans l’intériorité des personnages». Je ne sais pas si Bagnoud, comme Hemingway ou Simenon, revendique l’influence de Dashiell Hammett, dont l’écriture sèche, visuelle, désencombrée est un modèle d’efficacité. Dans «Transports», pas d’intrigue, de détective ni de meurtrier, mais un regard posé sur des gens du XXI e siècle, des gens que vous pouvez croiser dans un train de banlieue, une télécabine, un café portugais, un abribus, sur le quai d’une gare ou une terrasse de bistrot. «Des minettes court vêtues et multiculturelles avec des collants noirs, des bijoux en toc». Avec le même détachement sont décrits les personnages sur des affiches publicitaires. «Des hommes et des femmes en slips blancs s’y examinent les jambes avec admiration». Et quand on croise «un islamiste médiatisé interdit d’enseignement parce qu’il prône la lapidation des adultères», on enregistre pareillement la chose. Heureusement, il y a l’humour, qui sauve tout. On ouvre le journal et «on tombe sur une réclame pour se faire raffermir les fesses». Ou bien on imagine comme «il serait agréable de pondre des vers de mirliton et de les entendre déclamer dans une fête. Ensuite on me mettrait une couronne de lauriers en carton et on me proclamerait prince des poètes».
L’auteur est toujours le témoin oculaire ou auriculaire des faits qu’il relate. Les instantanés du quotidien ne sont jamais perçus par un autre personnage, le souci étant de coller au monde qui nous entoure, cet univers multicolore et divers, où se croisent les puissants et les indigents, les braillards et les déprimés, les Américaines aux doigts manucurés et les papas torchons, les déménageurs et les Chinoises transplantées, les Ethiopiennes à percing et les Asiates en baskets rouges, les jolies petites Kosovares et les intellos sûrs d’eux.
Pas de narrateur dans «Transports» puisqu’il n’y a pas d’histoire à raconter, à prendre en charge. «J’aimerais n’être plus rien que le regard qui contemple ces chaussures rouges en forme de souris». C’est un foyer mobile de perceptions qui opère comme un charme. Car celui qui voit, entend et sent ne se soucie plus du regard des autres. Son désir: saisir le monde, non pas dans sa volonté, mais dans sa représentation. «J’aimerais percer le mystère des gens grâce à leur apparence». Une énigme dont Bagnoud va essayer de trouver le mot en sortant le carnet de sa poche ou l’ordi de sa fourre, en décrivant ce qu’il voit, ici, là-bas, en notant les vertiges et les moments hors du temps, en se demandant ce qu’écrire veut dire, quelle posture adopter devant les mélèzes somptueux, une immigrée congolaise qui a connu l’esclavage, «une pub de fringues qui fait miroiter des rabais», quel sens donner à tout ça. Pourquoi écrire? A cette question, l’auteur et moi-même ne saurions répondre comme le fit Céline «Pour payer mon loyer», ou comme le fit Viala «Pour bouffer». Alors nous continuerons de prendre des notes, avec «le sentiment que quelque chose peut être sauvé».
Alain Bagnoud: Transports, L’Aire, 2011
Publié par Alain Bagnoud à 09:25:47 dans Journal | Commentaires (0) | Permaliens
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