• Terrasses (suite)

    Eh oui, Badaud. C'est bien moi que vous avez vu hier après-midi à la terrasse de L'Equipe ! Je lisais le début de Sixtine, un livre de Remy de Gourmont. Saluez-moi la prochaine fois, n'ayez pas peur de me déranger.
    Vous pourrez ainsi éventuellement me décharger de mes devoirs. Car à lire votre message, je me suis  souvenu que je n'avais jamais encore évoqué cette terrasse-là. Je n'ai fait jusqu'à présent que celles qui descendent la rue de l'Ecole-de-Médecine par la droite.
    Aujourd'hui, grâce à vous, nous allons donc remonter de l'autre côté. Depuis là où j'en étais resté.
    On commence par Chez Pouly. Boulangerie, tea-room, café. Une sorte de grosse boîte industrielle. Il y a des Pouly partout à Genève. Voici quelques années, leur slogan était de toute beauté. Chez Pouly tout est cuit. Il a hélas changé. Malgré tout, évitez le tea-room sauf le dimanche matin tôt, quand il n'y a pas moyen de faire autrement.
    On traverse le carrefour. Le Métis. Pas tout à fait sur la rue, mais on ne peut pas ne pas citer Le Métis. J'y vais très souvent. Je tiens à ce qu'on m'accepte encore.
    Puis la petite terrasse du Bodrum. Un kebab. Quatre tables sur la rue. Bière turque.
    Quelques mètres plus loin, c'est Le lys. Jeune, étudiant, sympa. Puis L'Epi d'or. Une boulangerie-café. La patronne est un monument. Une énergie, un abattage ! Clients surtout Portugais.
    Plus haut encore, L'Etabli. Un des premiers à avoir été ouvert dans le coin. C'était un établissement baba-cool dans les années 70-80, il lui en est resté quelque chose. Petite ouverture sur la rue, mais on peut aussi prendre le ciel derrière, sur une sorte de cour intérieure.
    Puis on débouche sur la Plaine de Plainpalais, avec L'Equipe. Là où j'étais, cher Badaud. La terrasse est très passante. Un grand angle. Peut-être que je vous ai vu, entre deux paragraphes, le regard levé... La dame au petit chien ? Le monsieur avec une poussette ? La superbe créature en mini-jupe ?
    Je sais, mais on peut rêver...


  • Commentaires

    1
    arthur
    Lundi 14 Mai 2007 à 14:16
    Mauvais jour,
    pour cet éloge des terrasse, il pleut comme vache qui pisse.
    2
    Lundi 14 Mai 2007 à 16:21
    vache qui pisse
    n'amasse pas mouche. Mais c'est un avantage qui se discute.
    3
    Mardi 15 Mai 2007 à 09:14
    Effectivement,
    mais préparons-nous: les beaux jours reviendront.
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