• Téléjournal des écrivains

    Mon rythme est un peu perturbé, ces jours-ci. Par le salon du livre et ses activités annexes...
    Par exemple ce fameux Téléjournal des écrivains, qui a eu lieu il y a deux jours.
    C'était probablement intéressant pour ceux qui y ont participé. Pour les autres ? Pour les spectateurs ? C'est à voir. Il me semble, d'après le résultat, qu'on peut en douter.
    C'est notre faute à nous, les écrivains. Nous nous sommes montrés très respectueux. Nous nous sommes mis dans le moule. Auto-censurés. Nous  Les présentatrices Judith Mayencourt et Esther Mamarbachiavons tenté de faire les journalistes. Et forcément, nous avons été moins bons que des professionnels à ce jeu-là. (Je fais aussi mon autocritique.)
    Il y a eu quelques grains de sel mais pas de piment. Deux moments forts, quand même. Quand Daniel de Roulet a exprimé sa surprise de voir que les journalistes étaient sifflés comme de petits chiens par le gouvernement suisse pour les conférences de presse où leur rôle était de répercuter les informations sans qu'ils puissent librement poser de question. Et le numéro de Claude-Inga Barbey, qui a improvisé sur le plateau, devant la présentatrice médusée, une sorte de politique-fiction critique pour les multinationales de l'alimentaire.
    Mais enfin en général, nous avons été annihilés par la machine télévisuelle et son fonctionnement en équipe.
    Ce sont deux mondes tellement opposés. D'un côté la parole collective, neutre, qui vise à l'objectivité. De l'autre une parole singulière, dont tout l'intérêt vient du subjectif. Et celle-ci n'a pas vraiment passé.


  • Commentaires

    1
    a.cane
    Samedi 5 Mai 2007 à 12:23
    Télé
    Les écrivains n'ont pas à y passer. Certains refusent d'y aller, ils ne sont pas moins bons, un peu moins lus par l'écume sans doute mais les lecteurs sérieux finissent toujours par les trouver.
    2
    JLK
    Samedi 5 Mai 2007 à 15:56
    télé
    Comment la parole d'un écrivain passerait-elle au TJ quand on formate son intervention? La seule façon pour un écrivain de passer à la TV est d'imposer sa présence, s'il en a une, comme Bukowski en pelotant sa voisine ou Nabokov en sirotant son whisky dans une théière préparée. Sinon, les écrivains devraient méditer l'exemple de Stefano Benni, célèbre en Italie mais refusant d'apparaître à la TV en tant que produit à côté d'un champion de natation et d'une stripteaseuse. Il y a des choses qu'un écrivain qui se respecte ne doit plus faire. Hier au salon du livre, une bécasse à perruque rose présentait son émission littéraire Sang d'Encre (et de poulet) à grand renfort de hip hop. Je n'ai rien contre le hip hop mais un écrivain doit renoncer à la fascination ds perruques roses. Fin du sermon.
    3
    Dimanche 6 Mai 2007 à 00:22
    Ben
    Pourquoi qu'ils pourraient pas faire ce qu'ils veulent les écrivains ? Déjà que c'est une étiquette. Manquerait plus qu'on y ait associé une lettre de conduite...
    4
    Dimanche 6 Mai 2007 à 00:25
    Visite
    Suis viendu pour voter Bagnoud mais t'étais déjà pas encore là qu'on m'a certifié que mon train m'attendrait pas... Snif.
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