• Le roman L'Oeil du Crapaud parle d'un peintre qui voit des crapauds partout. De plus, il boit, mais ça n'a rien à voir. Il est amoureux d'une jeune fille au pair suisse allemande qui s'appelle Iris (finesse onomastique: réseau du regard), se la fait souffler par un jeune homme beau, intelligent, doué, créatif, séduisant, et s'étonne beaucoup. Entremêlant subtilement l'histoire d'allusions au péché originel, ce texte d'une grande animalité nous fait regretter que son auteur se consacre dorénavant à sa deuxième passion: les cuisses de grenouilles. (A.B., L'Oeil du Crapaud, Editions de l'Aire)


    votre commentaire
  • Chantre des grands mérites paysans, issu d'une tradition bien ancrée dans notre pays, Adolphe Bonvin nous conte une histoire forte dans Les champs de patates. Son héros, né dans une ferme, élevé dans la vertu du travail et la qualité des choses, se révolte contre sa famille pendant l'adolescence et fuit le destin qui lui avait été tracé pour aller en ville « vivre sa vie ». Là, détourné par de mauvaises fréquentations, il hante les cafés, les filles faciles, et sombre dans la drogue. Il finit comme une épave, sur les marches de la cathédrale. Par chance, un vieillard du village visite ce monument, reconnaît le jeune homme et lui parle du passé. Pour le héros, c'est un déclic: il se rend compte soudain que la vérité n'est pas dans les mirages, retourne tel le fils prodigue à la ferme paternelle, s'amende complètement et trouve les vraies valeurs de la vie dans la culture des salades, la lutte contre les limaces et l'intimité des cochons. Il épouse la fille des voisins et lui fait un enfant. Qui, pendant l'adolescence, se révolte contre sa famille... C'est la vie. Enfin... (Adolphe Bonvin, Les champs de patates, Editions de Bien de chez nous, Cully)


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique