• Malavita par Tonino Benacquista

     J'avais lu quelques-uns de ses polars. Pas mal. Toujours avec une touche italienne. Les pâtes, la polenta, la mafia, l'expresso. C'est d'ailleurs dans l'un de ses livres, La commedia des ratés il me semble, que j'ai appris comment on doit utiliser une cafetière italienne. Si, si, il y a une technique. Dans l'étage du bas, mettez de l'eau minérale. Avec une pincée de sel (à moins que l'eau que vous choisissiez n'en contienne déjà : goûtez et regardez l'étiquette). A l'étage du milieu, du café. Italien, bien entendu ! Le meilleur ! Vous versez dans l'étage du haut une fine pellicule d'eau (minérale) pour que les premières gouttes, les plus odorantes, ne s'évaporent pas au contact de l'acier brûlant. Vous y allez doucement avec la température de la plaque : il faut que la vapeur passe dans le café moulu avec légèreté, tendresse, lascivité, amour, qu'il s'en imprègne bien. 
    Depuis lors, Tonino Benacquista a pris du grade. Il a passé dans la série blanche de Gallimard (il faut que je vérifie sur internet s'il y est toujours, ça change vite dans l'édition). Là, il nous a fait Malavita, réédité depuis en Folio.
    Un repenti de la mafia qui joue à l'écrivain est placé en France dans une petite ville, sous le regard de deux G-men du FBI et de leur chef. C'est pour sa protection. Toutes les familles de l'Amérique le recherchent.
    Il est avec sa famille atypique. Une fille belle qui s'appelle Belle. Un garçon qui joue déjà au parrain. Une femme qui se voue à la charité. Tous ces gens devraient passer le plus possible inaperçus mais il n'y arrivent pas. Dix tueurs arrivent donc de New York dans la petite ville. Et boum ! Et pan ! Et prends ça rascal ! Que je te détruis ta maison au lance-roquette, que je te rétame au fusil à lunettes, que je t'accueille avec une rafale de mitraillette !
    C'est assez joueur, assez amusant, parfois grand-guignolesque. Ecriture un peu plate, mais efficace. On ne s'ennuie pas. On est en vacances, il a neigé, il fait beau, on dévale les pistes. (Pas moi, il y a trop de monde.) Et le soir, devant le feu de bois, quelques nouvelles distrayantes de la mafia ! 
     

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