• Les égouts de Los Angeles, par Michael Connelly

    Les oiseaux de nuit, par Hopper, Art institute, Chicago

    Ce qui m'a accroché dans ce gros livre (près de 500 pages dans la collection Points), c'est la minutie de l'enquête, la description précise de son déroulement qui commence par ce qui semble une overdose de junkie dans une canalisations d'écoulement d'eaux de pluie à Hollywood, et qui se déploie petit à petit, englobant toujours plus de gens, d'époques et de lieux, pour se terminer par la classique trahison de la partenaire-équipière-maîtresse-consolatrice du flic. Nécessairement, la femme perfide est la personne qui tire les ficelles. On connaît ça depuis Hammet et c'est un peu faible.
    Mais le reste captive. Le policier s'appelle Hieronymus  Bosch. Une première référence à la peinture. Une autre est la présence d'une toile d'Edward Hopper, Oiseaux de nuits.
    Harry (on l'appelle comme ça, bien sûr - figurez-vous : Hieronymus...) est un ancien rat de tunnel du Vietnam. Il devait pénétrer dans les galeries occupées par les Vietcongs et les nettoyer.
    Manque de pot pour les méchants, le junkie mort était un de ses anciens camarades. Il examine attentivement le cas, conclut que ce n'est pas un suicide, et c'est parti pour un large déploiement où on trouve des tunnels creusés sous des banques, des pourris du FBI, une manipulatrice qui veut venger son frère, des anciens dignitaires du Vietnam du Sud qui prenaient leur part sur tout ce qui se passait à Saigon en fait de filles, drogues, jeu, et qui sont arrivés aux USA avec des kilos de diamants...
    Michael Conelly a été longtemps chroniqueur judiciaire au Los Angeles Times. Manifestement, il sait ce qu'est une enquête et également comment on peut être efficace quand on écrit un polar. Celui-ci a eu le Prix Calibre 38 en France et l'Edgar Awards aux USA.


  • Commentaires

    1
    Mardi 28 Août 2007 à 17:03
    Fini !
    Je l'ai terminé il y a deux semaines et j'ai beaucoup aimé. C'était mon premier Conelly, mais je pense que j'en lirai d'autres. Efficace et bien écrit !
    2
    Mercredi 29 Août 2007 à 16:49
    Bosch
    Il y en a beaucoup d'autres et pratiquement, tous valent le coup. A mon avis, c'est mieux de les lire dans l'ordre de parution, pour suivre la carrière et l'évolution de Bosch et des différents personnages. Par exemple, la dame du FBI réapparaît dans celui qui vient de paraître "Echo Park"
    3
    Mercredi 29 Août 2007 à 21:48
    Conelly
    Conelly, c'est donc manifestement une piste à suivre. Tiens, je parle comme un auteur de polars...
    4
    JLK
    Mercredi 29 Août 2007 à 22:16
    Connelly
    Et comment que c'est une piste à suivre ! Il faut lire absolument Le Poète, qui est une merveille, et ensuite toute la série, avec quelques pics comme L'Envol des anges, Crime de sang (dont Clint Eastwood a tiré un film décevant) et le dernier, magnifique, Echo Park. Ensuite tu liras James Lee Burke, le poète sombre des bas-fonds de la Louisiane, l'Etat le plus pourri des States, meilleur écrivain encore que Connelly, les grandes enquêtes sociologiques en moins...
    5
    Jeudi 30 Août 2007 à 08:02
    Connelly, Burke...
    Ah, nous sommes plusieurs à avoir les mêmes lectures. La série de James Lee Burke avec Dave Robicheaux est vraiment excellente. Petite correction : Créance de sang au lieu de Crime de sang.
    6
    Balein
    Jeudi 30 Août 2007 à 14:44
    Les polars
    Effectivement il vaut mieux suivre l'ordre chrono quand les sociétés de traduction/d'édition le font correctement ! Du coup j'ai une question en apparté pour James Lee Burke, que je ne connais pas par lequel commencer ?
    7
    Vendredi 31 Août 2007 à 09:24
    Robicheaux
    Le premier Robicheaux de Burke est Neon rain, d'après le site officiel http://jamesleeburke.com/bibliography.html
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