• Le naïf aux quarante enfants, par Paul Guth

    Ah que le monde a changé depuis 1955 ! L'enseignement surtout.

    L'enseignement, c'est ce dont parle Le naïf aux quarante enfants, qui raconte les débuts d'un jeune professeur ingénu.

    Une classe idéale, comme un temple du savoir. L'enthousiasme du maître. Des élèves serviles, disciplinés. Le seul problème est qu'ils s'intéressent plus spontanément au monde extérieur qu'aux « plus grands hommes de Rome, de la Grèce et de la France ».

    Alors, le professeur met en rapport ces génies avec la vie courante. Pour la plus grande édification de ses élèves, il présente Villon en argot :

    « Quand Villon avait besoin de grisbi, il préparait un bisenesse. Il lui fallait de l'oseille, car il aimait bien se fendre la pipe. Pour écluser, à lui le pompon ! »

    Non : le pompon à Paul Guth !

     

    Paul Guth, Le naïf aux quarante enfants, Albin Michel


  • Commentaires

    1
    Mardi 24 Juin 2008 à 13:03
    Au fil du temps
    Ariane ô ma soeur qui n'as jamais rien vu venir, ne nous file pas entre les doigts; laisse le temps courir. Guth à guth il s'écoule comme le sang de nos frères humains que l'on pend au soir et qui le matin se défont déjà.
    2
    Mardi 24 Juin 2008 à 21:37
    feeling
    En te lisant, j'ai le guth feeling que tu as la nostalgie d'une époque que tu n'a pas connue. Me trompe-je?
    3
    Mercredi 25 Juin 2008 à 09:28
    nostalgie
    C'est-à-dire, Joël, que surtout, je ne crois pas au monde rose bonbon décrit par Paul Guth. J'ai peut-être la nostalgie de sa naïveté.
    4
    Mercredi 25 Juin 2008 à 09:45
    Villon et Herman
    Une parenté: la cour des miracles. http://quedespoemes.dhblogs.be/archive/2008/06/19/cour-des-miracles.html
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