• Le chêne de Tolstoï

    Un des plus beaux symboles de la littérature mondiale est le chêne de La Guerre et la Paix. Celui qu'André Bolkonski croise deux fois.

    La première, il se rend dans la propriété de campagne des Rostov. A 32 ou 33 ans, Bolkonski pense que sa vie est finie. Sa femme Lise, la petite princesse, est morte en couches. C'était le premier grand amour d'André, qui étouffe de remords, parce qu'il ne la supportait plus une fois marié, qu'il pensait que sa seule présence à elle l'empêchait de faire de grandes choses, le privait de toute liberté.

    Il a rêvé la gloire militaire, pensait qu'il allait s'illustrer à la bataille d'Austerlitz. Mais blessé grièvement, il a compris en regardant les nuages dans le ciel que ce qui importait, c'était autre chose que le renom et les lauriers. En plus, il n'a dû de survivre qu'à Napoléon, l'ennemi du genre humain comme l'appellent les Russes, qui l'a repéré parmi les blessés et l'a fait soigner.

    En allant chez les Rostov, donc, il remarque un chêne vieilli, nu, bougon, sans aucune pousse ni feuille au milieu de la forêt printanière. C'est son image. Mais six semaines plus tard, repassant par là, il ne reconnaît plus son arbre, plein de verdure et de sève, magnifique au milieu de la forêt.

    Que s'est-il passé entre deux? André a parlé longuement avec Pierre, qui a su réveiller en lui des forces et de l'espoir. Et surtout, chez les Rostov, il est tombé amoureux sans encore le savoir de la jeune Natacha.


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