• Le Chant du Bouquetin, par Pierre-Isaie Duc

     Je suis allé à Sion, hier, au Petit Théâtre. Voir une pièce de, par, et avec Pierre-Isaïe Duc. Le Chant du Bouquetin. Revoir, serait un terme plus juste. Et même re-revoir.
    Pierre-Isaïe Duc est un comédien qui vient de la même commune que moi, Chermignon. Ceux qui découvrent s'esclaffent. Oui je sais, on peut faire toute sorte de jeux de mots sur ce nom. Sachez que ça ne nous touche pas, nous, les Chermignonards. Nous sommes au-dessus de ça. Nous en avons entendu d'autres.
    Je ne le connaissais pas, Pierre-Isaïe, ou simplement de vue. J'ai découvert sa pièce par hasard, lorsqu'elle a été créée au Théâtre du Loup, à Genève, il y a quelques mois.
    Et j'y suis retourné deux jours plus tard. Et j'y ai envoyé mes enfants, mes amis.
    C'est que ça parle d'une réalité que je connais bien. Chermignon justement.
    (Ah ah ah ah ah ! - Peuh !) Ses fanfares, son identité, ses modèles de comportement. C'est drôle, vif, tranchant, tendre, profond. Des amis qui n'ont rien à voir avec le lieu m'ont confirmé que ce n'est pas seulement une caricature locale, ça va très loin, ça touche à la question de l'identité, de l'origine, des racines, de l'exil, c'est universel. (Encore qu'universel soit un peu exagéré puisque nous ne connaissons pas les formes de vie extraterrestre.)
    Donc, à la sortie du spectacle (je parle de la première fois où je l'ai vu), j'ai attendu l'acteur. Il s'est avéré que nous sommes un peu cousins (mais nous sommes tous cousins, par là-bas). Nous avons sympathisé. Et c'est ainsi qu'il m'a invité lors de la reprise de la pièce à Sion, pour une soirée suivie d'un débat sur l'exil et l'identité. Mais ça, je vais vous en parler plus tard. J'ai entendu des choses intéressantes, j'y réfléchis, ça m'intéresse.
    En attendant, si vous êtes dans le coin, ne ratez pas Le Chant du Bouquetin. (http://www.petitheatre.ch/, 9 rue du Vieux-Collège, Sion, 027 321 23 41)
     

  • Commentaires

    1
    Samba
    Mardi 16 Janvier 2007 à 18:48
    identité chermignonarde
    Salut, Ayant assisté au débat, je me demandais si les traits caricaturaux de l'identité valaisanne ou plus précisément chermignonnarde, ne sont pas inconsciemment entretenus par les "exilés" en cela qu'ils leur rappellent "le bon vieux temps" où ils vivaient encore dans ce lieu. D'une manière ou d'une autre, quand les "exilés" reviennent au village, ils interrogent leur famille ou amis restés "là" sur des traditions qu'ils ont connues ou sur des personnes reliées à leur passé, pas tellement sur ce qui fait le quotidien des "restés là". Réciproquement, les gens du lieu aiment bien évoquer les vieux souvenirs avec les exilés qui ont bien connu "le bon vieux temps", alors qu'en fait ce n'est plus du tout à l'ordre du jour de leurs précoccupations actuelles... Je suis confuse? mais je me comprends !! On pourrait donc dire que ce sont les natifs valaisans exilés qui entretiennent l'image de "l'homo valaisianus" qui n'existe plus que dans leur nostalgie du passé.. parole de valaisanne vivant en Valais pas loin de Chermignon: ça a bien changé.. mais peut-être pas tant que ça finalement !!
    2
    Mardi 16 Janvier 2007 à 21:54
    J'y réfléchis.
    On en reparle bientôt.
    3
    Nice Guy
    Jeudi 8 Février 2007 à 16:25
    Exil
    Alors, l'exil, on en reparle ou pas? Des promesses, des promesses... Non, je vous taquine.
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