• Le blues des vocations éphémères

    Les rues deviennent anachroniques vers la vieille ville dont la cathédrale, tout en haut, ressemble à un phare au-dessus de la rade. Plus loin, un grand supermarché a placé sur sa façade la fresque d'un peintre national et une citation de Jean-Jacques Rousseau. « Mon père en m'embrassant fut saisi d'un tressaillement que je crois sentir et partager encore: Jean-Jacques - me dit-il - aime ton pays. »

    Avant d'arriver à la gare, je m'arrête devant un rectangle en verre, moderne, ses façades complètement recouvertes de grosses vitres en miroir. Cet immeuble est un symbole pour moi, à cause de son image de petit gratte-ciel qui m'a frappé, la première fois que je suis arrivé de mon village pour visiter la cage à lapin.

    Les voitures bouchonnaient dans le tumulte de la rue. Le soleil se reflétait sur leur pare-brise. Dans la cohue, des filles, jolies, séductrices, marchaient en regardant droit devant elles, pleines de l’effet qu’elles produisaient.

    Les passants me bousculaient. J'hésitais à m’engager dans le flux qui semblait devoir m’entraîner comme une branche sans volonté dans une rivière. Tout m'éblouissait, le paysage urbain, les gens, les immeubles, la place. Le bâtiment entièrement vitré était comme un message, une promesse.

    Cette fois, oui, cette fois, j'y étais!


    Extrait de Le Blues des vocations éphémères,

    à paraître aux Editions de L'Aire le 13 octobre


  • Commentaires

    1
    Mardi 14 Septembre 2010 à 08:39
    moncler
    Je vais dire que vous utilisez la même manière que les autorités "Israéliennes" fassent après chaque opération militaire Palestinien! le cas est tout à fait différent en Suisse!
    2
    Mardi 14 Septembre 2010 à 12:36
    ?
    Je dois avouer que votre commentaire, moncler, me laisse complètement ahuri.
    3
    ab
    Mardi 14 Septembre 2010 à 23:38
    !
    Ah, j'ai compris: c'est de la pub.
    4
    philippe
    Mercredi 15 Septembre 2010 à 10:24
    le BVE
    En ce qui me concerne je n'ai toujours pas compris le commentaire de moncler, ni l'illumination d'Alain Bagnoud. Mais je piaffe d'impatience d'avoir en mains un exemplaire du Blues des vocations éphémères.
    5
    Mercredi 15 Septembre 2010 à 11:08
    Pub
    Le lien de Moncler conduit à une page qui permet d'acheter des vestes, Philippe. Le message est manifestement fait pour intriguer et faire donc cliquer sur le lien!
    6
    philippe
    Mercredi 22 Septembre 2010 à 10:22
    le BVE
    Ah, en effet ! les réclames ne sont plus ce qu'elles étaient... et le message de moncler, avec le conflit israëlo-palestinien, reste un mystère complet.
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