• La flûte enchantée de Mozart, mise en scène par Omar Porras

                 Photo: Marc Vanappelghem pour 24 heures
    Il est assuré qu'en ce qui concerne l'opéra, j'ai encore moins de compétences que pour tous les autres sujets dont je parle ici. Aussi, comme j'avais envie d'évoquer La Flûte enchantée que j'ai vu hier au Grand Théâtre de Genève avec Bernard Antenen et d'autres amis, il s'agissait de se renseigner en consultant les critiques en ligne.
    La Tribune de Genève tout d'abord. Sylvie Bonier : " L'équipe de Malandro s'est en effet surpassée pour rendre à la Flûte enchantée de Mozart tout le merveilleux dont l'œuvre est porteuse. " Et de citer les costumes, cette reine de la nuit et ses servantes en merveilleux insectes, ce  Sarastro en cerf avec son peuple de boucs, de faunes, de chèvre-pieds, les objets bien trouvés, les décors mouvants et créatifs.
    Mais : " pour ce qui est du traitement scénique de la Flûte enchantée, Omar Porras s'est comme empêtré dans la partition. " La distribution, je résume, est inégale, et Mozart résiste à Porras.
    Dans Le Temps, Julian Sykes parle carrément d'ennui : " une certaine vacuité de propos. De rythme, surtout, comme si le metteur en scène colombien n'avait su composer avec les lois du genre ni avec les chanteurs à disposition. " Diable ! Puis il critique Porras d'avoir remis de la naïveté dans cet opéra, au détriment de la portée philosophique de l'ouvrage.
    Et pan encore sur la direction musicale de Gabriele Ferro, qui " ne parvient pas à galvaniser ses troupes: battue allégée, certes, mais sans relief. "
    Matthieu Chenal dans 24 heures, lui, a un autre ton encore. Il trouve bien que " l'orchestre manque de rebond, de fraîcheur ". Mais pour le reste, il parle de maestria. " Le génial Colombien trouve dans l'ultime opéra mozartien une formidable machine à produire des rêves en phase avec ses délires foisonnants. " Faut-il donc aller voir ça ? Oui: "il faut courir au Grand Théâtre pour y découvrir tout un monde de sylphes velus, de gnomes et de fées phosphorescentes. "
    Après tant de graves avis discordants avec lesquels je suis tout à fait d'accord, il apparaît clairement que j'avais raison : ce spectacle est tout simplement magique. 

  • Commentaires

    1
    jo
    Lundi 31 Décembre 2007 à 13:59
    mozart
    J'aime bien ta conclusion.
    2
    Lundi 31 Décembre 2007 à 14:03
    Les opéras de Mozart
    Les mises en scène que j'ai préférées sont celles de Bob Wilson, j'ai mémoire d'une Flute à l'Opéra de Paris, une merveille, images stylisées, reine de la nuit noire juchée à 10 mètres sur une robe noire phallique, pauvre Nathalie Dessay, bref un bonheur pour les triples croches. Mais bon, ce que je voulais dire, Alain, c'est qu'hier soir, lisant Pierre Michon, je suis tombée sur une question épineuse : on sait que la part sombre de nombreux écrivains est l'alcool, mais quelle était la part noire de Mozart, pour que cette immense oeuvre solaire éclate, sur quoi portait-elle ? Et j'avoue que je n'en sais rien, je ne me souviens pas dans sa biographie d'un truc évident.
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