• Julien Gracq, Au château d'Argol

    Victor Hugo, Château fort au crépuscule

    Au château d'Argol est le premier roman de Julien Gracq. Un roman qui se veut clairement surréaliste.
    Deux hommes et une femme sont dans un château isolé au milieu d'une forêt, près de l'océan. Figures contrastées: les hommes s'opposent, la femme est en même temps objet, sujet de fantasme et image de la Femme. Descriptions obsédantes. Intensité des sentiments. Puis, finalement, viol, mort, assassinat...
    Des influences explicites s'entrelacent. Poe, dans l'imagerie, le décor et les objectifs, Balzac, Breton, et un romantisme exacerbé de roman noir.
    Mais, et c'est là le mystère, de tout ça sourd une voix originale qui opère la fusion des éléments et garde un son propre. C'est un miracle quand ce qui pourrait n'être qu'un fatras de références et de pastiches maladroits se transmue quand même en œuvre personnelle...


  • Commentaires

    1
    Mardi 4 Mai 2010 à 16:14
    oui, obsédant
    Un texte obsédant, inquiétant, un univers et une voix. Oui, du grand art. http://anthropia.blogg.org
    2
    jo
    Mardi 4 Mai 2010 à 21:13
    très beau
    dessin de Hugo, et qui joue bien avec le texte de Gracq malgré la différence des genres, romantisme-surréalisme. Il est vrai que le dernier est le fils du premier.
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