• François Iselin, Partir de zéro, Journal d'un rescapé

    François Iselin, Partir de zéroÇa y est. On est en 2020 et l’apocalypse a eu lieu. Le grand clash. Tous les maux qui menaçaient la planète se sont abattus sur elle. Réchauffement climatique. Effondrement du système financier. Crise industrielle. Disparition du pétrole.

    Et même un Flash mortel et étrange, qui a tué d’un coup tous ceux qu’il a surpris dans des endroits clos, au milieu du béton ou dans des véhicules, épargnant paradoxalement ceux qui se trouvaient à l’air libre.

    Quelques années plus tard, Zoran Calame, dit Zéro, ou Zorro, est chassé de sa maison à 52 ans, parce qu’il est trop faible pour faire sa part de travail. Il se réfugie dans un ancien EMS où il n’y a que des hommes. Là, son journal (le corps du livre) est annoté pendant son sommeil par quelqu’un de mystérieux.

    Bientôt, suivant des colons en déplacement, il se dirigera vers le nord avec ses camarades. Ils y découvriront des colonies anarcho-rurales, puis des Collectivités de femmes.

    Une utopie qui s’oppose à « un siècle de frénésie productiviste, de dérives scientistes, de ravages du marché, de luttes de pouvoir, de conflits armés et de spoliation des ressources vitales. » Et surtout, d’organisation masculine du monde.

    Ce récit d’anticipation de François Iselin est, on le voit, politique et finalement optimiste. Il n'est pas très difficile de comprendre dans quel camp se situe l’auteur. Son roman se lit bien, malgré des visées pédagogiques qui pourraient au départ faire craindre le pire.

    Il se veut en effet « écrit pour les femmes et les hommes du temps présent afin que monte une insurrection des consciences. » Vaste programme. Mais tout compte fait, le roman y participe efficacement.


    François Iselin, Partir de zéro, Journal d’un rescapé, Editions d’en bas.


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