• Diderot vu par Edmond de Goncourt

    "Diderot, lui, pendant que Voltaire et les autres sont encore à rimailler, à s'entêter à être des poètes à chevilles et sans poésie, emploie uniquement la prose comme la langue de sa pensée, de ses imaginations, de ses colères, et contribue si puissamment à sa victoire, à sa domination en ce siècle, ou, en dehors d'Hugo, la poésie n'est guère que l'amusement des petits jeunes gens de lettres à leur début et, pour ainsi dire, la perte de leur pucelage intellectuel."

     

                                                             Journal des Goncourt

                                                             Lundi 16 décembre 1889


  • Commentaires

    1
    Jeudi 10 Avril 2008 à 11:02
    Denis
    Denis nous inspire.
    2
    k.J.
    Jeudi 10 Avril 2008 à 17:44
    pucelage
    "la perte de leur pucelage intellectuel." Bien dit. Encore maintenant, la poésie semble n'être que ça: un truc qu'on fait à 17 ans...
    3
    Baupe
    Jeudi 10 Avril 2008 à 18:49
    Mets ta fort
    Pas bien, pas joli, Edmond! Jules Renard aurait objecté: "C'est mettre une rose au linge sale".
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