• Désalpe

    La tradition est de chanter. Il descend de la montagne sur son cheval - de - bois, il descend, etc.
    Bon, sur un autre véhicule, mais me voici bien 1300 mètres plus bas. Avec la surprise de changer de saison. En altitude, ce n'était déjà plus l'hiver, il y avait des chatons aux branches des feuillus, de la douceur dans l'air, mais les sentiers étaient encore pris dans la glace sous les sapins ou dans les replis peu exposés, et la neige était là dès 2000 mètres.
    Pendant ce temps, en plaine, ça a été une explosion. Tous les fruitiers en fleurs. Les lilas qui embaument. Le jaune éclatant des forsythias.  Et les marronniers...
    C'est comme de passer de l'hiver au printemps en quelques lacets de route. Avec le regret de ne pas avoir vu se développer petit à petit le changement, mais compensé, largement compassé par le plaisir de cette transformation magique.
    Bon, je vous laisse, je vais chez Eric Masserey. A Rances. Le nom ne qualifie rien, c'est un charmant village du canton de Vaud. Ça doit être joli, la campagne vaudoise à cette époque. Masserey, c'est l'auteur du Sommeil séfarade (Bernard Campiche)  et d' Une si belle ignorance (D'Autre Part).
    On visitera quelques vestiges archéologiques autour de chez lui et passera la soirée avec du bon vin en parlant de livres et d'autres choses. Comme disent les animateurs de télévision pour lancer une séquence qui leur plaît mais qui ne touchera peut-être pas les spectateurs auxquels il s'agit pourtant de prouver que ce moment sera agréable, populaire, que son plaisir est accessible à tous, peu onéreux et vaut la peine d'être goûté : que du bonheur !


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