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Chateaubriand, Rousseau et Byron | 14 novembre 2011

Canaletto, Régate devant la Ca Foscari

On a déjà vu que Chateaubriand mettait ses pas dans ceux de Rousseau. L'autre grand héros littéraire de l'époque auquel il se confronte est Lord Byron. Il y a, dit-il souvent, des similitudes des « rapports d'imagination et de destinée » entre eux.

Plus qu'avec Rousseau, un plébéien fils d'un horloger genevois, que notre Vicomte trouve vulgaire. Avec Byron au contraire, grand aristocrate, pair de Grande Bretagne, il se sent du même milieu.

Un peu plus haut quand même.

En septembre 1833, à Venise où il attend la duchesse de Berry, Chateaubriand évoque ses deux rivaux. Il cite une page de Rousseau qui se fait séduire par une fille légère, Zulietta. Anecdote piquante, et sa fin, quand Zulietta dédaigneuse renvoie Jean-Jacques en lui disant: « Lascia le donne e studia la matematica. » Laisse les femmes et étudie les mathématiques. Ravissant.

Byron, explique Chateaubriand, accumulait aussi les Vénus vénales, ce dépravé honteux. De plus, ni Rousseau ni le lord n'ont senti les arts ni décrit les chefs-d’œuvre de la Sérénissime.

Le chapitre où il parle de ça suit six autres qui détaillent l'architecture, les églises et les tableaux de Venise.

Publié par Alain Bagnoud à 09:48:48 dans Chateaubriand | Commentaires (0) |

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