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Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
Le poète Jacques Tornay (voir ici, ici et ici) rend hommage sur ce blog à son ami Vital Bender, poète décédé en 2002 (voir ici, ici et ici). Ci-dessous, la première partie de son texte:
Vital Bender, je l'ai rencontré une première fois à l'automne 1988, lors d'une assemblée générale de l'Association valaisanne des écrivains, qui lui avait décerné son prix annuel. Il était déjà un peu connu grâce à ses deux premiers livres de poésie : Lettre à Jeanne, suivie de Sommeil levant et L'instant indompté. Il suffisait d'ouvrir l'un de ces recueils au hasard et d'en lire deux ou trois vers pour se rendre compte que l'on avait affaire à un poète à part, d'une fibre jusqu'alors inconnue en Valais.
Au repas qui suivit, chacun était censé payer son dû. Vital fila à l'anglaise sans bourse délier avec un ami qu'il avait invité à notre table pour la circonstance. Ils sont partis ensemble faire la bringue avec les cinq cents francs du prix. Quelques-uns, dont Ronald Fornerod et moi, étions plutôt amusés de cette resquille, sans trop le montrer car l'indignation prévalait.
Ce fameux samedi j'assistais à une extravagance typique du personnage. Beaucoup d'autres suivront. Si l'on recueillait auprès des témoins ses farces et fantaisies on aurait une impressionnante série d'anecdotes hors pair.
Vital était un champion du canular. Je l'interviewais dans le cadre d'une émission littéraire que j'animais sur Radio-Martigny. Après une demi-heure avait lieu un concours sous forme de quizz au terme duquel on distribuait des livres selon le nombre de réponses justes. Vital : «Bravo, Madame, vous avez gagné une allumette brisée, que je casse ici, en direct, exprès pour vous». Et de joindre le geste à la parole à deux centimètres du micro.
Ce soir-là, il désirait entendre sur les ondes la chanson Seul de Jacques Brel, artiste auquel il vouait une admiration inconditionnelle. Ce n'est donc pas un hasard si au terme du service religieux, dans l'église archicomble de Fully où il reposait, on diffusa Quand on n'a que l'amour, composition du chanteur belge. Rarement j'ai éprouvé une émotion aussi intense en pareille occasion.
Jacques Tornay
Publié par Alain Bagnoud à 09:38:35 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
Comme on peut le voir donc à gauche, je lis demain à 19 heures à la Galerie, 13 rue de l'Industrie, quelques extraits de mon roman en travail. Il s'appelle Le Blues des vocations éphémères. Le titre est définitif. Probablement. Il ne faut jurer de rien jusqu'au dernier moment.
Ça durera une quarantaine de minutes. La lecture se fait dans le cadre des Lectures publiques, une association qui invite des auteurs à lire eux-mêmes des textes inédits. Il y a donc à boire et à manger. Vous verrez demain, vous me direz. Car l'intérêt de l'exercice, outre le fait de voir si le texte porte ou non, ce sont les commentaires ultérieurs, qui permettent à l'auteur de lever le nez et de prendre un peu de recul.
Publié par Alain Bagnoud à 12:57:50 dans Journal | Commentaires (0) | Permaliens
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