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Alain Bagnoud
Ecrivain. Né
en Valais.
Vit à Genève.
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Alain Bagnoud, Le Jour du dragon


 Alain Bagnoud, La leçon de choses en un jour

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Un article de Serge Bimpage | 31 mars 2009

Ce n'est pas pour me vanter, mais s'il y a bien quelque chose que je n'oublie pas, c'est mon dossier de presse. On trouvera donc ici un article de l'écrivain Serge Bimpage sur Le Jour du dragon, qui est paru également dans La Vie protestante. Comme d'habitude, je le colle sur ce blog. Par narcissisme, évidemment, qu'on me pardonne! Mais, laissez-moi me justifier, c'est aussi une manière, entre autres, de pouvoir le retrouver plus tard dans mes archives.

AB

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                    Le Valais selon Alain Bagnoud, épisode 2

alain_bagnoud.jpg

Refermé Le Jour du dragon de Alain Bagnoud, on retourne à la 4e de couverture et on mire sa photo en médaillon. Histoire de prolonger ce moment exceptionnel passé avec lui en Valais à revivre les années soixante-dix  de son adolescence. Ses petits yeux plissés en permanence vous scannent les humains comme les événements avec une acuité de lynx…
La chronique fait suite au remarqué La Leçon de choses en un jour, qui campait la famille valaisanne et son destin entre plaine et montagne, passé et futur, clans et rivalités bonhommes et enthousiastes. Ici, le progrès évoluant dans un sens aussi exalté que tendu, comme a pu le décrire un Maurice Chappaz, l’adolescent ouvre les yeux sur une réalité plus prosaïque.
L’idéologie fait irruption dans l’univers du narrateur, en même temps que l’amour. Pas facile à gérer, difficile de se situer entre l’atavisme identitaire et l’attrait des promesses de la ville. Et, métaphore magnifique de ces pages ciselées et tellement bien senties : la fanfare, qui demeure le lieu de toutes les rencontres, la mise en abyme de toutes les tensions.
Emouvante, cette évocation impressionniste contient en même temps sa part d’histoire et d’anthropologie. Beaucoup de qualités pour ce Jour du dragon qui marquera sans conteste la littérature suisse romande du genre. Celle, ramuzienne en particulier, de parvenir, partant du terroir, à toucher à l’universel.

Serge Bimpage

Publié par Alain Bagnoud à 09:16:03 dans Le Jour du dragon | Commentaires (1) |

Avenir | 30 mars 2009

Gratte-ciel. Verre noir. Soleil sur la façade. La jeune fille qui me fait un sourire éclatant est une ancienne élève. Une autre passe à vélo, tout en noir, bottes, veste ajustée et bonnet de laine noir d'où coule une longue chevelure très blonde.
Dans ce quartier, on agrandit la maternité et on construit un EMS en forme de petit stade ovale. L'avenir sera radieux.

Publié par Alain Bagnoud à 09:47:22 dans Transports | Commentaires (0) |

En attendant... | 29 mars 2009

  Une esthétique, une chorégraphie, une vision du monde :



                   le printemps 1978 - michel fugain et le big bazar

Publié par Alain Bagnoud à 10:30:55 dans Chansons | Commentaires (2) |

L'Ecrivain, par Mehmet Myftiu | 26 mars 2009

mmyftiu.jpgMehmet Myftiu est albanais. Héros de guerre, né en 1930, il rejoint à 12 ans la Résistance albanaise, est pris, enfermé dans le camp de concentration de Prishtina par les nazis, échappe de peu à une exécution, et lutte pour l'avènement du communisme, auquel il croit fermement. Enfin, la guerre finit, le régime qu'il appelait de tout son cœur arrive et dans l'Albanie libérée, il devient journaliste.
La suite est dans L'Ecrivain, roman autobiographique dont le manuscrit lui a valu l'attention d'Enver Hoxha lui-même, fondateur du Parti communiste albanais en 1941 et président de la République populaire d'Albanie de 1945 jusqu'à sa mort, le 11 avril 1985. « Comment permettez-vous à cette personne d'écrire? » a hurlé le président après avoir pris connaissance du manuscrit que son secrétaire politique, ami de Mehmet Myftiu, lui avait passé. Aussitôt dit, aussitôt fait: l'auteur perd son statut d'intellectuel et d'enseignant, se retrouve vendeur de cigarettes pendant vingt-cinq ans, et interdit de publication jusqu'à la chute du régime, en 1990.
Mais qu'y a-t-il dans ce roman qui lui a valu ainsi l'ire de Hoxha? Eh bien le récit des doutes qu'a eus Mehmet Myftiu. Il se dépeint sur le nom de Besnik, vainqueur d'un concours littéraire, qui rejoint l'Union des écrivains, écrit un roman selon les règles du réalisme socialisme, puis se met à dévier. Un de ses amis, Hysen (Kasem Trebeshina) est accusé d'anticommunisme, condamné (il passe 25 ans en prison), parce qu'il ne respecte pas l'esthétique officielle. Besnik le défend dans une lettre, se retrouve donc dans un camp de travail forcé avec ses anciens ennemis, les fascistes du roi Zog, et son obligation de les fréquenter transforme un peu sa vision stéréotypée. Il découvre que malgré leurs idées politiques différentes, ce sont des êtres humains aussi, avec qui on peut communiquer et pour qui on peut éprouver un sentiment de la fraternité.
C'est ce passage qui, semble-t-il, a rendu Hoxha véritablement enragé: les fascistes devaient être décrits comme des monstres, des chiens, des araignées syphilitiques, il ne pouvait y avoir aucun point commun entre eux et le bon communiste qu'était resté malgré tout Mehmet Myftiu. Lequel, gracié, retourne vers ses amis du parti, croyant que désormais, il va pouvoir écrire librement, désireux qu'il est de faire progresser la littérature albanaise et de créer un véritable réalisme socialiste. Las: il est déclaré malade psychique après le roman L'Ecrivain.
Le grand intérêt de ce livre, que j'ai trouvé passionnant, c'est de nous montrer cette ambiance exotique du communisme stalinien. Exotique, étouffante, insupportable, d'une pauvreté intellectuelle incroyable, d'une sottise et d'un simplisme hallucinants, où toute pratique, toute expérience doivent se calquer sur une théorie idéale qui deviendrait, à l'application, source de niaiserie et de grotesque si elle ne mettait pas les gens au camp de travail, ce qui prête moins à rire.
Le livre est salutaire et intéressant en ce qu'il nous rappelle la réalité des régimes autocratiques, même s'il est écrit dans une forme un peu surannée: focalisations papillonnantes, psychologie vague, définitions des nombreux personnages à l'emporte-pièce, jusqu'à celle du héros principal, esquissé à grands traits, sans vrai souci d'une analyse précise, ce qui rend parfois ses réactions bizarres, notamment en ce qui concerne ses rapports avec les femmes.
Des caractéristiques qui viennent de la formation littéraire de Mehmet Myftiu, du réalisme socialiste qui l'a nourri, ce qui, d'ailleurs, ajoute encore au charme du roman. C'est le cas de le dire: ici, la forme reflète le fond.

Mehmet Myfiu, L'Ecrivain, Editions d'en Bas/Les Editions Ovadia

Publié par Alain Bagnoud à 22:47:33 dans Lectures | Commentaires (3) |

Proverbe | 26 mars 2009

A père avare fils prodigue; à fils prodigue, petit-fils avare:
Tel grand-père, tel petit-fils.

Publié par Alain Bagnoud à 10:53:43 dans Proverbes | Commentaires (4) |

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