
Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
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J'ai un peu parlé ici du début
de Millénium. Prière de s'y référer
si on ne sait pas de quoi il s'agit. Le sujet du jour est en effet
seulement sur les tomes 2 et 3 de la trilogie.Publié par Alain Bagnoud à 10:45:18 dans Republication | Commentaires (0) | Permaliens

Publié par Alain Bagnoud à 10:11:43 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
Une info agréable (pour moi). Sur son blog Dernières nouvelles de l'homme, Joël Périno a posté 3 articles sur mon roman, Le Jour du dragon (voir ci-contre). Woaw ! Merci, Joël.
Pour ceux qui seraient intéressés, le premier est ici, le deuxième ici, et le troisième là...
(Ou alors ci-dessous)
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Je suis en train de terminer le dernier livre d'Alain Bagnoud, Le jour du dragon. Alain est un écrivain originaire du Valais qui habite Genève. Je l'ai rencontré sur la toile. Il a son lien depuis ce blog. J'avais eu le plaisir de lire son précédent livre « La leçon de chose en un jour » et d'en faire trois notes ici au mois de juin 2006.
Alain fait de l'autofiction, un genre qui se situe entre le roman et l'autobiographie. Genre que prétend avoir inventé Serge Doubrovsky que Jacques m'a fait connaître. Comme pour la leçon de chose qui correspondait aux sept ans du héros, le jour du dragon se passe se un jour qui pourrait être les seize ans du héros. C'est un récit d'adolescence dont je parlerai bientôt ici.
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Avec Le jour du dragon, Alain Bagnoud nous refait le coup de concentrer en un jour symbolique quelques années de sa vie. Dans La leçon de chose en un jour, il s'autofictionnait le jour de ses sept ans, dans le jour du dragon, il se met en scène vers 17 ou 18 ans le jour de la Saint Georges, la fête du village à Aulagne, alias Chermignon.
Cela se passe donc en Valais au début des années septante. Un vent souffle depuis quelques temps et a atteint les vallées les plus reculées, un vent qui vient de Woodstock, de l'île de Wright, de Berkeley, des pavés de 68, un vent porté par les guitares des Doors, des Whos, des Byrds, qui exhale une petite odeur de haschich et amène des hippies, des filles avec des fleurs plein les cheveux.
C'est le choc des cultures. Le vent souffle sur le village de la leçon de chose qui vit ses traditions et ses querelles ancestrales entre dorés et argentés. C'est dans la fanfare des dorés, une des deux cliques du village, que notre héros marche au pas en jouant du tambour. Ce jour là, il assiste au prêche du curé qui parle du démon terrassé par Saint Georges, au discours du maire, il s'extasie devant trois donzelles nouvellement admises dans la fanfare et que drague sans vergogne son copain Benny, il nous parle d'un prof marxiste renvoyé du lycée, il rencontre un artiste peintre, un vieux de trente cinq ans, il assiste à une boum et expérimente les effets à la fois hilarants et anxiogènes que procurent la fumée de chanvre. On retrouve Dogane, l'étranger, son meilleur ami, et aussi Richard Mitte de Lucien, le politicien et entrepreneur tireur de toutes les ficelles locales. On assiste à un repas familial dans la maison neuve de l'oncle futur politicien où vit un grand-père déclinant qui veut aller à l'hôpital pour qu'on s'occupe un peu de lui.
On
est témoin de la construction d'un adulte et d'un écrivain. Un adulte
conscient de tout ce qui le relie à ses racines et aussi de ce qui fait
de lui un être un peu à part, un peu contre. Un écrivain qui fourbit
les mots de sa différence pour pouvoir peindre le monde dans lequel il
évolue avec la conscience de ses faiblesses qu'il tente de transformer
en forces et qui trouve en tâtonnant la distance nécessaire par rapport
aux passions qu'il dépeint.
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J'avais beaucoup aimé la leçon de chose, j'ai trouvé encore plus de plaisir à lire Le jour du dragon. Je trouve que dans ce livre Alain Bagnoud a encore affiné son pinceau. Il multiplie les touches de couleur pour nous faire ressortir ce coin de Valais et ce temps essentiel de la vie où l'adolescent se transforme en adulte.
Dans la leçon de chose, j'étais sensible au tableau parce que j'y retrouvais le monde de mon enfance à Abondance, pas bien loin de Chermignon, un monde disparu. Dans le jour du dragon, je retrouve toute la révolte de mon adolescence et le souffle de mai 68 avec juste ce qu'il faut de distance pour ne pas se prendre au sérieux.
Si un écrivain est quelqu'un qui crée un univers tout en nous restituant de façon transcendé son vécu comme l'ont fait à merveille, dans des registres si différents un Proust ou un Céline, alors oui, Alain Bagnoud est un écrivain et un tout bon à mon avis.
Publié par Alain Bagnoud à 16:50:17 dans Le Jour du dragon | Commentaires (0) | Permaliens

Bon, c'est en bonne voie. Ce n'est pas
terminé, bien sûr, il en reste encore pas mal avant
qu'on soit sorti du tunnel, mais on a déjà à peu
près fini le potlatch. L'échange des cadeaux.
Je sais bien, vous êtes comme
nous. On dit qu'on ne le fait qu'aux enfants, aux petits. Pour les
autres c'est révolu. On se réunit en famille élargie
mais cette année, non, on ne s'offrira rien entre adultes.
Et puis il y a toujours quelqu'un qui
trouve quand même deux ou trois petites choses à donner,
et bien évidemment, les autres, ridicules, gênés,
s'y remettent l'année suivante. Oh trois fois rien, des pots
de confiture, un roman, une bouteille de vin, une écharpe ou
du parfum.
C'est en même temps touchant et
dérisoire. L'échange. Un des rituels des grandes nuits.
Il y en a d'autres, contre l'angoisse
de l'obscurité et du temps qui passe. La commémoration
d'une naissance pour contrebalancer tous ces symboles de mort. Les
vacances à la neige, les voyages au soleil, les repas obligés,
la Saint-Sylvestre qui clôt tout ça. Bientôt une
année de plus.
Les enfants se réjouissent, ils
veulent grandir. Ils grandissent donc. Ils sont grands mais ce n'est
pas encore ça. D'ailleurs ça continue. Un autre Noël.
Un autre 31 décembre.
Ça continue encore. Le retour de
la nuit. L'horloge annuelle. La maturité. La vieillesse.
C'est surtout ça, les fêtes
de fin d'année, par en dessous: le rappel du Temps inéluctable
et du grand rendez-vous sombre qu'il nous a fixé depuis
toujours.
Publié par Alain Bagnoud à 14:55:04 dans Journal | Commentaires (0) | Permaliens

Le nouveau numéro de Coaltar, la revue
littéraire en ligne, est paru. En voici le sommaire:
Alan Humerose Crapolithes
Daniel Cabanis Les petits chevaux de Tatafina
Philippe Renaud & Marina Salzmann Le merveilleux
des yeux
Kate Deléaval Machine
Jean-Jacques Bonvin & Frédéric
Deshusses Blaise Pascal, raison marchande et raison naturelle
Catherine Pollen Le cahier
Yves Robert La nuit, c'est autres choses
Colette et Günther Ruch Puzzle
Philippe Renaud Le mystère de la Porte 2e
épisode
Pierre Thoma Cardiophonie
Yvan Borin La Givrine 2
On déguste tout ça sous Coaltar :http://www.coaltar.net/
Publié par Alain Bagnoud à 16:50:45 dans Journal | Commentaires (0) | Permaliens
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