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Le blog d'Alain Bagnoud...

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Alain Bagnoud

Alain Bagnoud. Né en 59 en Valais. Vit à Genève. Quatre romans, un récit, un essai. (Contact)

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Femmes d'Alger, par Delacroix | 30 juin 2008

     Delacroix, Femmes d'Alger

Publié par Alain Bagnoud à 09:46:11 dans Expositions | Commentaires (0) |

Les 50 oeuvres qui comptent en Suisse romande | 27 juin 2008

 Saviez-vous qu'Alexandre Adler avait écrit un SAS ? Oui, Alexandre Adler lui-même, « l'ancien soviétologue diplômé de Libération, l'ex-éditorialiste associé au SASMonde ». Le titre de son polar est alléchant. Ça barde à Bandahar.
Un roman chroniqué dans Les 50 œuvres qui comptent en Suisse romande, publié par La distinction, revue de critique sociale, politique, littéraire, artistique, culturelle et culinaire fondée en 1987.
On y trouve d'autres livres qui ont passé parfois inaperçus. Par exemple le peu connu L'envers des choses, de Michel Tournier qui « nous relate les amours fraternellement incestueuses et les tribulations érotiques de deux jumeaux vrais de l'aristocratie éphésienne du IIème siècle après J.C. ». Ou un Dan Brown inconnu. L'auteur a en effet retrouvé dans ses tiroirs, après le succès du Da Vinci Code, un manuscrit plus ancien, Sous le mystère des flots, parlant de l'Atlantide. Ou un recueil des éditoriaux de Michel Danthe, lorsqu'il assumait la direction de Construire avant celle du Matin dimanche...
Non, là, vraiment, je le sens, vous n'y croyez plus. C'est trop. Vous ne vous laisserez pas piéger plus longtemps !
Bien sûr, ce sont des faux. Des recensions d'ouvrages qui n'ont pas existé. Ce dont se fait une spécialité La distinction, qui place dans chacun de ses numéros la chronique d'un livre imaginaire.
Se moquant de ces bibliothèques idéales, ces dix ouvrages les meilleurs de l'année, ces 100 livres qu'il faut avoir lus, brocardant ses têtes de turc avec un humour irrésistible, La distinction a fait l'œuvre salutaire de réunir 50 de ces lectures en recueil.
Ce qui vous permettra de tout savoir sur L'amant du Hei-Lung-Kiang de Marguerite Duras ou des traductions que l'éminent pissoir-poète Oskar Freisinger a fait de quelques articles de Paul Ricoeur, annotées par le médiatique curé François-Xavier Amherdt ( L'herméneutique philosophique de Paul Ricoeur et son importance pour l'exégèse biblique)... 

Les 50 œuvres qui comptent en Suisse romande, La distinction, Editions Faim de siècle & Cousu muche

Publié par Alain Bagnoud à 09:13:04 dans Lectures | Commentaires (4) |

Tueurs en série | 26 juin 2008

« L'absence de remords du tueur en série s'explique par les schémas de pensée Roberto Succocomplexes qu'il construit. Première étape de cette organisation de la réalité, celui-ci justifie sa violence. Lorsqu'il assassine des prostituées, le tueur en série décrète que la société doit se débarrasser d'elles, et qu'elles constituent des cibles légitimes [...]
« Mais cette justification n'est pas suffisante. Pour éviter tout remords, le tueur en série, comme tous les agresseurs extrêmes, utilise un second procédé. Il inverse le rapport de culpabilité et se pose en victime des personnes qu'il agresse (victimisation), tout en les rendant responsables des souffrances qu'elles subissent (culpabilisation). Le violeur, lorsqu'il affirme que sa victime a été provocante, estime être mis en accusation de façon injuste. Si la femme a souffert, elle a eu selon lui le sort qu'elle méritait. »
(Philippe Cotter, Gilbert Holleufer, La vengeance des humiliés, Editions Eclecta, p.20-21)

Publié par Alain Bagnoud à 09:42:53 dans Citations | Commentaires (0) |

Disco | 25 juin 2008

Le nouveau tram a un numéro bleu. Il ramène au matin les danseurs qui sortent d'un  Discothèquegigantesque hangar avec des lumières qui tournent en furie paraît-il. Une fête électronique, quelque part dans une grande discothèque de banlieue. Plusieurs pistes de danses avec des thèmes différents. Ils sont harnachés, dénudés, jeunes et clinquants, chemises ouvertes, T-shirts courts, mini-jupes.
Mais là, je vois la plume d'un chapeau de mousquetaire, la longue robe à traîne d'une marquise XVIIIème, un Robin des bois, un chevalier médiéval avec sa cotte de mailles. Probablement une soirée costumée.
Pratique, la cotte de mailles, pour danser toute la nuit.
Quand il voit les fêtards revenir vers l'arrêt du tram, le chauffeur de camion qui charge les primeurs hausse les épaules avec un peu d'envie. Puis il se dit qu'il a été jeune aussi et qu'il a déjà assez d'ennuis comme ça.
Sur le parking à côté, au milieu duquel un tas de roches décoratives prennent au mois quatre places de parc, une fille peste parce qu'elle a cassé son talon.
Le bâtiment de l'Armée du salut n'est pas loin, et je le regarde avec un peu d'inquiétude, me demandant s'il y a des chances que je finisse ma vie là.

Publié par Alain Bagnoud à 09:15:02 dans Transports | Commentaires (1) |

Le naïf aux quarante enfants, par Paul Guth | 24 juin 2008

PendusAh que le monde a changé depuis 1955 ! L'enseignement surtout.

L'enseignement, c'est ce dont parle Le naïf aux quarante enfants, qui raconte les débuts d'un jeune professeur ingénu.

Une classe idéale, comme un temple du savoir. L'enthousiasme du maître. Des élèves serviles, disciplinés. Le seul problème est qu'ils s'intéressent plus spontanément au monde extérieur qu'aux « plus grands hommes de Rome, de la Grèce et de la France ».

Alors, le professeur met en rapport ces génies avec la vie courante. Pour la plus grande édification de ses élèves, il présente Villon en argot :

« Quand Villon avait besoin de grisbi, il préparait un bisenesse. Il lui fallait de l'oseille, car il aimait bien se fendre la pipe. Pour écluser, à lui le pompon ! »

Non : le pompon à Paul Guth !

 

Paul Guth, Le naïf aux quarante enfants, Albin Michel

Publié par Alain Bagnoud à 09:54:11 dans Pas fini | Commentaires (4) |

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