JUSTE PARU
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LA TRILOGIE
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Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
- Es-tu sûr de ton expression ? m'a demandé un lecteur fidèle et proche.
C'était hier, au sujet du billet de la veille, où j'avais utilisé « rien de moins que ». Une sacrée formule, dont on ne sait jamais si elle signifie une chose ou son contraire. On se trompe facilement. On en oublie le « de » et voilà qu'elle change de sens.
Mais j'avais vérifié, avant. Donc voici la leçon.
Regardez le tableau qui illustre ce sujet. Si vous dites : cette Vénus de Chassériau est rien de moins que magnifique, vous la trouvez splendide. Mais maintenant : cette Vénus est rien moins que splendide, vous entendez qu'elle est insignifiante.
Vous entendez d'autres choses encore si vous avez l'oreille ancienne puisqu'il semble que « rien moins que » ait eu plusieurs sens. Grévisse, très prudent, suggère donc d'éviter une « locution aussi ambiguë ».
Tout ça pour vous dire qu'hier soir, j'ai assisté à une lecture de Bastien Fournier, à la Galerie, qui organise des lectures d'auteur. C'est près de la gare de Cornavin, dans le quartier des Grottes, à Genève.
Un jeune auteur. 27 ans et déjà quatre livres publiés. Le dernier est un polar, Bébé mort et gueule de bois.
Très différent de ce roman, son texte inédit d'hier s'interrogeait sur le statut de l'auteur, la chose à dire, le sens de l'œuvre. Intéressant. Et d'autant plus que Bastien Fournier est très showman dans ses lectures. Il y met de l'énergie, de la force, du mouvement. Il est rien de moins que très bon quand il lit.
Son site est ici.
Publié par Alain Bagnoud à 09:06:28 dans Journal | Commentaires (4) | Permaliens
ppelé à cause du marché aux puces, qui se tient juste de l'autre côté de l'avenue. Publié par Alain Bagnoud à 12:08:01 dans Cafés de Plainpalais | Commentaires (0) | Permaliens
histoire qui dise le parcours d'hommes et de femmes qui se débattent dans les liens invisibles du passé. »Publié par Alain Bagnoud à 09:10:35 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Alain Bagnoud à 10:13:16 dans Citations | Commentaires (3) | Permaliens
Jacques Herman, qui fut juré avec moi du Prix de la loterie romande, vient de sortir un recueil de poèmes. Son quatrième. Les couleurs de l'amer.
Un titre, comme le relève Jacques Tornay dans sa préface, « à double, triple, voire à quadruple sens si l'on admet que l'âme erre. Alphonse Allais aurait apprécié. »
Les poèmes, amers, donc, mais aussi amusés, pleins de fraîcheur et de légèreté parlent également de choses graves, avec de l'humour et du désespoir, de la sensibilité, du tragique et de l'espièglerie.
Jacques Herman a quelque chose d'un lutin fragile, mais aussi d'un méditatif désabusé. Il pose sur le monde extérieur, vaste réservoir d'images pour faire résonner la chambre intérieure et provoquer l'émotion, un regard discret, juvénile parfois. Ses textes fuient le pathos et la complexification, mêlent la méditation, la rêverie, l'observation et la drôlerie. Le comique et la raillerie y tempèrent le dramatique et la consternation. Dans une légèreté grave où la simplicité ludique touche une blessure profonde.
Jacques Herman, Les couleurs de l'amer, Préface de Jacques Tornay, Editions du Madrier, Luce Bühler-Péclard, CH 1416 Pailly
Publié par Alain Bagnoud à 09:24:13 dans Lectures | Commentaires (1) | Permaliens
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