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Alain Bagnoud
Ecrivain. Né
en Valais.
Vit à Genève.
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La flûte enchantée de Mozart, mise en scène par Omar Porras | 31 décembre 2007

             Photo: Marc Vanappelghem pour 24 heures
Il est assuré qu'en ce qui concerne l'opéra, j'ai encore moins de compétences que pour tous les autres sujets dont je parle ici. Aussi, comme j'avais envie d'évoquer La Flûte enchantée que j'ai vu hier au Grand Théâtre de Genève avec Bernard Antenen et d'autres amis, il s'agissait de se renseigner en consultant les critiques en ligne.
La Tribune de Genève tout d'abord. Sylvie Bonier : " L'équipe de Malandro s'est en effet surpassée pour rendre à la Flûte enchantée de Mozart tout le merveilleux dont l'œuvre est porteuse. " Et de citer les costumes, cette reine de la nuit et ses servantes en merveilleux insectes, ce  Sarastro en cerf avec son peuple de boucs, de faunes, de chèvre-pieds, les objets bien trouvés, les décors mouvants et créatifs.
Mais : " pour ce qui est du traitement scénique de la Flûte enchantée, Omar Porras s'est comme empêtré dans la partition. " La distribution, je résume, est inégale, et Mozart résiste à Porras.
Dans Le Temps, Julian Sykes parle carrément d'ennui : " une certaine vacuité de propos. De rythme, surtout, comme si le metteur en scène colombien n'avait su composer avec les lois du genre ni avec les chanteurs à disposition. " Diable ! Puis il critique Porras d'avoir remis de la naïveté dans cet opéra, au détriment de la portée philosophique de l'ouvrage.
Et pan encore sur la direction musicale de Gabriele Ferro, qui " ne parvient pas à galvaniser ses troupes: battue allégée, certes, mais sans relief. "
Matthieu Chenal dans 24 heures, lui, a un autre ton encore. Il trouve bien que " l'orchestre manque de rebond, de fraîcheur ". Mais pour le reste, il parle de maestria. " Le génial Colombien trouve dans l'ultime opéra mozartien une formidable machine à produire des rêves en phase avec ses délires foisonnants. " Faut-il donc aller voir ça ? Oui: "il faut courir au Grand Théâtre pour y découvrir tout un monde de sylphes velus, de gnomes et de fées phosphorescentes. "
Après tant de graves avis discordants avec lesquels je suis tout à fait d'accord, il apparaît clairement que j'avais raison : ce spectacle est tout simplement magique. 

Publié par Alain Bagnoud à 09:59:04 dans Théâtre | Commentaires (2) |

Louis Capet, suite et fin, par Jean-Luc Benoziglio | 29 décembre 2007

J'en ai lu pas mal, des romans de Beno. Certains où il était à son meilleur, d'autres où il se perdait un peu.
Là, nous sommes dans les bonnes cuvées. Benoziglio se lance dans le roman historique, à sa manière.
Il nous raconte l'histoire de Louis XVI, qui contrairement à ce que dit l'histoire Louis XVI par Antoine-François Calletofficielle n'a pas été condamné à mort et guillotiné. La Convention l'a banni, et après des tentatives infructueuses, a réussi à le refiler au canton de Berne. Qui, possédant le pays de Vaud depuis un quart de millénaire, y a installé le roi déchu. A Saint-Saphorien plus exactement. Oui, Saphorien. Sur les bords du Léman. Avec des vignobles de chasselas autour.
Or donc, Louis Capet vit là, dans trois misérables pièces, bricolant un peu de serrurerie pour passer le temps, isolé, ne fréquentant que la mignonne Aline, sommelière à l'auberge et qui lui fait le ménage. Les habitants se méfient de lui, les tentatives de la bonne société pour le récupérer ont échoué. Il est taciturne, aboulique, ne fréquente que l'auberge de la Pomme de Pin, mais assidûment, y consommant nombreux bières et kirschs au milieu de ces joyeux buveurs de vin blanc qui le considèrent avec suspicion. Et il reçoit quelques visites saugrenues de visiteurs illustres.
Toute la verve de Benoziglio, la jubilation et la saveur de sa langue, son humour irrésistible. Avec en prime quelques considérations instructives et un rien désabusées sur l'histoire... Que demander de plus ?
Rien, si on en croit le jury du Dentan qui lui a décerné le prix en 2006.

Jean-Luc Benoziglio, Louis Capet, suite et fin, Seuil
 

Publié par Alain Bagnoud à 09:59:34 dans Lectures | Commentaires (2) |

Terrains vagues, par Jérôme Meizoz | 27 décembre 2007

    Par Giovanni Ruggeri, copyright: Landesmuseum, Zürich
Magnifique et poignant, le dernier livre de Jérome Meizoz. De courts textes, des poèmes, des proses poétiques autour de terrains vagues et de personnages. Rimbaud à vélomoteur, qui ouvre le recueil, est l'évocation d'un poète qui « n'avait en tête que le Livre, la grande Phrase qui rachète tout », paysan, marginal, parcourant le pays en tout sens, buveur et habitué de la diatribe, méprisé par ses concitoyens, poursuivant obstinément sa quête jusqu'au soir où il s'est installé sur la voie ferrée pour attendre le train qui allait le tuer.
Suivent dans le recueil d'autres individus poignants. Une femme « soûle du Saint Esprit » qui cherche obstinément à contredire le malheur et à consoler. Un pêcheur. Paulo, le beau Paulo détruit par l'amour.
Toute une galerie de personnages se constitue ainsi. Des êtres qui sont un peu à part, touchés dans la grande fraternité des êtres. Des gens fragiles qui luttent, se relèvent, sont vaincus parfois, près de qui Meizoz se tient avec une grande tendresse.
Ce sont des portraits inspirés parfois par le réel. Dans le premier texte dont j'ai parlé, par exemple, qui traite de la question du suicide des écrivains et de l'incompréhension sociale qui les accueille, on reconnaît Vital Bender, de Fully, là d'où venait aussi Adrien Pasquali, qui s'est également donné la mort..
Il y a d'autres choses encore dans ce livre. Des paysages, vallée venteuse, pierres, mer, caps, pics en novembre, en hiver. L'altitude, les rocs, le ruissellement, l'érosion.  Des lieux d'attente ou de départ. Des hangars, parkings, halls de gare, une bibliothèque où se réfugier. Un univers cohérent, évocateur, rude et présent, qui est dit dans une écriture juste, évocatrice, forte.

Jérôme Meizoz, Terrains vagues, Editions de L'Aire

(Publié aussi dans Blogres)

Publié par Alain Bagnoud à 10:21:41 dans Lectures | Commentaires (0) |

Arbre de Noël | 26 décembre 2007

Cela aurait été exceptionnel, féérique ! Cela aurait aussi permis de mettre en valeur l'arbre de Noël ! Ca me fout les boules que ce projet soit reporté !

                                                                                                  Marc-André Burkhard
                                                                                      municipal à Yverdon-les-Bains
                                  candidat malheureux au Grand Prix du Maire de Champignac 2007
                                                                                            in 24 Heures, 30 juin 2007

Publié par Alain Bagnoud à 11:06:35 dans Citations | Commentaires (1) |

Laure Manaudou et Carla Bruni | 24 décembre 2007

Non non. C'est juste pour faire grimper mes statistiques. Joyeux Noël !

Publié par Alain Bagnoud à 09:37:17 dans Journal | Commentaires (4) |

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