JUSTE PARU
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Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)

Publié par Alain Bagnoud à 10:14:25 dans Journal | Commentaires (3) | Permaliens
29 % pour l'UDC. Le Schweizerische Volkspartei. Presque un Suisse sur trois a voté pour le parti nationaliste qui organise le culte du chef, qui prône la haine de l'étranger, qui utilise
toutes les ficelles du populisme. Qui fait des amalgames douteux, qui simplifie à outrance, qui, caché derrière sa propagande xénophobe, défend les puissances économiques. Il a dépensé 20 fois plus pour sa dernière campagne que son adversaire direct, le parti socialiste, deuxième en importance. De l'argent dont on ne connaît pas la source !
En face, des partis en déliquescence, sonnés parce qu'ils ne reconnaissent plus les règles du jeu. Leur ancien partenaire les a modifiées en cours de partie sans qu'ils s'en aperçoivent. Ils protestent :
- C'est faux ! On ne doit pas ! Ce sont des méthodes de voyous !
Ils s'indignent. Ils ont raison. Ça ne change rien.
Et puis il y a nous. Les intellectuels. Empruntés, embêtés. Au-dessus de la mêlée. La bouche en cul de poule :
- Oui, bien sûr, nous n'aimons pas ces idées et ces gens. Mais leur parti est en définitive démocratique. Il respecte les institutions.
- On ne peut pas aller contre le peuple. Il faut admettre ses choix.
- Toutes les opinions sont bonnes à dire, ça donne de l'ardeur au jeu politique.
- Ne simplifions pas, la situation est complexe.
Ou, encore plus lâche (je l'ai entendu il y a trois jours) :
- Je n'arrive plus à me définir, je ne vote pas, il n'y a plus d'idéologie. (Sic !)
Mais quand on nous interroge sur ce que nous aurions fait dans les années trente en Allemagne ou en Italie, il n'y a aucun doute. La main sur le cœur ! Nous aurions résisté ! Nous nous serions fait entendre ! Grâce à nous, le fascisme n'aurait pas passé !
Tout serait donc une question de conditionnel passé ? Et si on replaçait les choses au présent ? Si on se remettait à expliquer, à parler ? A prendre position ? A avoir un peu de courage ?
Parce que, décidément, il y a urgence !
(Publié aussi dans Blogres)
Publié par Alain Bagnoud à 10:40:32 dans Polémique | Commentaires (11) | Permaliens

Une œuvre du Neuchâtelois Léopold Rabus
La fondation pour l'art contemporain Claudine et Jean-Marc Salomon (des skis Salomon. Vous voyez ?) est situé dans un endroit des plus charmants. A Alex, près d'Annecy. Dans un vieux château rénové au milieu d'un décor de montagnes sublimes et de campagne rêveuse.
Mais peut-être est-ce dû, plus qu'à un esprit du temps, au commissaire de l'expo, Philippe Piguet.
Publié par Alain Bagnoud à 10:15:19 dans Expositions | Commentaires (1) | Permaliens
C'est un fait tout à la gloire de Michel Houellebecq : il a relancé Huxley et son Brave new world.
C'était dans les Particules élémentaires.
Un roman qui étonnerait Huxley. Lui dénonçait une société totalitaire basée sur le sexe, la consommation, le jeunisme, le bonheur
par l'infantilisme, et l'efficacité économique. Michel, au contraire, trouve ça super. Il adorerait vivre dans le Nouveau Monde. Toutes ces coucheries, ce sexe obligatoire, ces filles toujours jeunes qui ne peuvent pas dire non.
Et ce soma à disposition. Cette drogue qui rend béat, qui n'a pas d'effets secondaires, qui ne donne pas la gueule de bois. Car picoler, c'est très bien, n'est-ce pas Michel, mais le lendemain... Les alka-seltzer... Le monde hostile, les objets aigus, les sons trop forts, le brouillard des gueules de bois. Non, non, du soma, tout de suite !
Et des partouzes, des femmes à disposition, des distractions, des jeux, des films ! Pas d'intellectualisme ! Plus d'art, plus de livres !
Michel, ai-je dit ? Non non, je ne m'y laisse pas prendre. Il ne s'agit pas de Houellebecq mais bien évidemment d'un de ses personnages. Michel Djerzinski. Le héros des Particules élémentaires. Il travaille dans la recherche, clone des animaux.
Dans Le Meilleur des mondes, ce sont les humains qui sont clonés. Et on a dissocié sexe et reproduction. Exactement ce que Michel veut faire. Michel Djerzinski.
Michel Houellebecq, lui, montre, condamne. Il « possède le don d'exposer avec une atroce lucidité les maux de notre époque et de retourner le couteau dans la plaie jusqu'à ce que nous acceptions de regarder en face nos sales secrets » (Didier Sénécal, journaliste à Lire).
Bon..J'avais bien aimé les Particules élémentaires. Moins que Extension du domaine de la lutte, mais plus que Plateforme, par exemple. C'est déjà un peu lointain, ces lectures. Il m'en reste le souvenir de mises en scènes romanesques compétentes, d'une étonnante croyance en la science, d'une écriture relâchée mais efficace. Houellebecq, c'est Zola. Le Zola de notre époque.
Un Zola avec de l'humour. Parce que sa manière de brûler ce que les gens de sa génération ont adoré, c'est souvent à hurler de rire.
Publié par Alain Bagnoud à 08:55:11 dans Lectures | Commentaires (2) | Permaliens
Mon beau navire m'a déçu..Publié par Alain Bagnoud à 11:12:39 dans Pas fini | Commentaires (0) | Permaliens
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