JUSTE PARU
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Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
Une des choses intéressantes, dans les blogs, c'est que très vite, ça vous fait faire des rencontres. Virtuelles et réelles. Par exemple, au salon du livre de Genève, j'ai fait la connaissance de Joël Perino dont j'avais assidûment fréquenté les très intéressantes Dernières nouvelles de l'homme.
Joël qui a lu mon livre,
La leçon de choses en un jour. Qui a la gentillesse d'en parler sur son blog. On trouve les deux articles qu'il y consacre ici : La leçon 1 et là : La leçon 2. Merci Joël.
Et tenez, pour que vous voyiez un peu mieux qui est cet auteur, je ne résiste pas au plaisir de vous citer le début de sa présentation, telle qu'on la trouve en entier si on suit ce lien:
« Vialatte se présentait ainsi : « Alexandre Vialatte, écrivain notoirement méconnu. » Je peux le paraphraser : « Joël Perino, écrivain encore moins connu. » Dans mon cas je suis tellement méconnu que je ne savais pas moi-même, que j'étais écrivain. Certain jour, j'ai encore beaucoup de peine à m'en convaincre. Quand je relis Vialatte, je comprends bien d'où me vient ce doute. Ceci dit, le seul avantage que j'ai sur lui, c'est que moi j'écris encore. J'ai même réussi à publier un premier livre en 2001 et le deuxième va sortir d'un instant à l'autre. Je vais bientôt être le seul écrivain au monde à avoir publier, à compte d'éditeur, deux livres chez les deux éditeurs français qui revendiquent Internet comme leur premier véhicule de communication. Cylibris et Manuscrit. On se distingue comme on peut... »
P.S.: Et un troisième article de Joël, La leçon 3
Publié par Alain Bagnoud à 09:20:00 dans Journal | Commentaires (2) | Permaliens
Certains, ce sont ceux qui croyaient et qui croient aujourd'hui encore à un Ramuz identitaire et incarnant un pays, ou plutôt une région, dont il serait une sorte de génie du lieu. Ceux qui pensent que son œuvre a fondé une littérature romande autonome. Une littérature qui permettrait de dire que nous, les Suisses d'expression française, nous sommes un peu différents. Que nous avons une identité propre. Elle nous dit que Ramuz est un génie unique. Qu'il n'incarne aucune région, aucun pays, rien que lui-même. Qu'il a inventé une langue et un contexte. Qu'il est aussi universel et irremplaçable que Faulkner ou Kafka.
Et évidemment, c'est ce que je crois...
(Voir aussi ici une vidéo de Maurice Zermatten interviewé par la TSR en 1961.)
Publié par Alain Bagnoud à 09:28:39 dans Lectures | Commentaires (4) | Permaliens
Le problème des loisirs est d'empêcher les autres de gâcher les vôtres.
Oscar Wilde
Publié par Alain Bagnoud à 08:47:18 dans Citations | Commentaires (1) | Permaliens
Les larmes de ma mère est un récit d'enfance d'une grande sensibilité.
Il n'y a pas vraiment d'histoire mais des scènes liées thématiquement, organisées entre elles par une composition organique. Structurées autour d'objets tirés de l'appartement parental. Voiture, statue, mouchoir en tissu, maquettes. Scènes au passé qui alternent avec d'autres au présent, s'adressant à une femme qui semble en fait l'antithèse de la mère, une créature féroce, charmeuse, dure, annexionniste, castratrice...
Tout part du fait que celle-ci a pleuré le jour de la naissance du narrateur. C'est le troisième enfant. Il a deux frères, deux petites brutes. Deux garçons normaux, en fait, mais qui tranchent sur l'émotivité maladive du plus jeune. Lequel n'est pas ce que la mère voudrait. Après deux garçons, évidemment... Elle aimerait qu'il porte les cheveux longs, elle lui met une robe et des escarpins de petite fille.
Mais ce n'est pas si simple non plus. Il y a dans le personnage de la mère et dans sa relation au fils un refus et un mystère. Un mystère que le narrateur grandi examine et tente d'élucider, sans réussir à éclairer définitivement les greniers du passé, où subsiste la part d'ombre et l'énigme nécessaire de toute existence.
Tout ça est fait d'une écriture très belle. Précise, évitant le pathos et, dans sa retenue, laissant s'épandre une infinie réceptivité aux choses.
Un livre qui vient de sortir en poche aux éditions Points Seuil.
Publié par Alain Bagnoud à 09:15:14 dans Lectures | Commentaires (4) | Permaliens

Publié par Alain Bagnoud à 08:29:23 dans ___PANTHEON | Commentaires (1) | Permaliens
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