
Alain Bagnoud. Né en 59 en Valais. Vit à Genève. Quatre romans, un récit, un essai. (Contact)
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Publié par Alain Bagnoud à 08:46:01 dans Lectures | Commentaires (7) | Permaliens
ouets. Des silex dans une caisse. Des accumulations d'outils mystérieux. Des boîtes en carton numérotées. Des dossiers. Des classeurs. Des répertoires. Des oiseaux empaillés, des os. Des alignements de têtes de statue, des torses. Objets victimes du temps et du désintérêt. Une tristesse et un émerveillement sourdent de ces photos qui s'organisent en univers cohérent.Publié par Alain Bagnoud à 09:33:43 dans Lectures | Commentaires (1) | Permaliens
Fin de l'année scolaire. Des examens oraux toute la journée.
Cet après-midi, une élève un peu bloquée :
- J'ai pourtant plein d'idées !
La pauvrette m'a rappelé une dame enthousiaste qui avait entrepris Yves Velan. Elle lui expliquait qu'elle aussi voulait écrire:
- J'ai des idées pour plusieurs romans !
- Mais Madame, répond Velan, les romans ne sont pas faits avec des idées, mais avec des mots.
Publié par Alain Bagnoud à 17:45:38 dans Journal | Commentaires (5) | Permaliens
Dans nos relations, il y a autant sinon plus de faiblesse, de crainte de blesser, d'entraînement, de vanité, d'amour-propre, de lâcheté et d'indécision que de portions d'amour ou de sincérité. Et les doubles mouvements !
En quittant pour quelques jours l'aimé on est soulagé, heureux d'une pleine liberté promise, et ennuyé, triste, vivant le départ comme un arrachement. Ce départ s'annule : on ne voit plus que les désavantages, les projets personnels qui tombent, le constant esclavage du couple, même si la chaîne est légère. Il se fait : on regrette l'autre, on se sent seul face à de longues journées vides que le travail même ne parvient pas à remplir.
La figure de Germaine de Staël écrase ces pages, et donne envie de lire ses œuvres. Laplace a écrit une pièce jouée actuellement : Madame de Staël/unité européenne. J'ai eu en lisant l'envie de la voir.
Ce qui fait le fond de mon caractère : la gentillesse, la faiblesse, la naïveté et l'égoïsme.
21 h 00 Travaillé à L'œil du crapaud dont je ne sais plus que penser. Il semble parfois qu'il y a une musique. Mais aussi combien de chevilles artificielles, de mornes transitions et de prosaïsme. Encore plus de travail qu'espéré. De toute façon, il est stratégiquement inutile de présenter quoi que ce soit à L'Aire avant que Les épanchements indélicats soit paru et que sa vente soit connue, puisque tout dépend de ça.
Relu et corrigé la lettre que je veux joindre pour expliquer une « démarche », un « sens de l'œuvre » dont je n'avais aucune idée au départ, qui se sont découverts petit à petit et peut-être artificiellement, parce que je les ai cherchés, que j'ai tranché et rajouté pour faire entrer dans la grille. Tout donc serait nostalgie de l'Eden, péché originel lié au sexe et qui provoque l'art (???)
Publié par Alain Bagnoud à 09:58:37 dans Journal retrouvé | Commentaires (4) | Permaliens
Fête aux Remparts aujourd'hui. C'est à Sion, en Valais. Pour l'inauguration de la nouvelle Place des Remparts. De la musique, à manger, à boire. Le programme et le plan sont ici. Publié par Alain Bagnoud à 09:12:15 dans Journal | Commentaires (3) | Permaliens
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