JUSTE PARU
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Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
Les Bienveillantes m'a déjà fait lire Robert Littell, et voici qu'il m'entraîne chez Robert Merle. Deux Robert. On évite les jeux de mots douteux, d'accord ?Publié par Alain Bagnoud à 10:00:26 dans Lectures | Commentaires (8) | Permaliens
Ca peut rendre agressif d'être complètement privé de vie, d'avoir l'écriture qui gangrène tout le reste, en dehors des moments de joie ça peut rendre triste.
Christine Angot (Quitter la ville)
Publié par Alain Bagnoud à 10:33:49 dans Citations | Commentaires (6) | Permaliens
Ne reculant devant aucun sacrifice, comme on dit plaisamment (mais ici, c'en était vraiment un), nous sommes allé pour vous au symposium du 23 mars. A la table ronde, plus précisément. Sur l'enseignement du français. Où nous avons appris des choses parmi des discours bien rôdés. Tiens, on les passe en revue. Toute cette concentration. Autant en faire quelque chose.
Il y avait Pierre Maudet, d'abord. Un jeune politicien radical, qui est président de la Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse.
Pour lui rien n'a changé, et tout a changé. Formule plaisante. Un politique. On se plaint depuis toujours des juniors qui ne savent plus rien, affirme-t-il. Et de citer Socrate qui fulminait parce que les ados n'avaient plus de vocabulaire.
Un classique. Et puis, continue-t-il, tout a changé.
Il indique, information intéressante, que jamais les emprunts de livres dans les bibliothèques municipales n'ont été aussi importants, particulièrement dans les rayons pour jeunes. Ensuite, il y a les supports électroniques. Revitalisation de l'écriture (c'est son opinion, notez que je suis un simple sténographe). Il ne se formalise pas des modifications qui surviennent là-dedans, en ponctuation et phonétique. Une simple réappropriation du français. Une expressivité nouvelle de la langue. Bien.
On passe à Bernard Schneuwly , professeur à l'uni, sciences de l'éducation. Un pédagogue. Un pédagogiste. On écoute quand même.
Il affirme que dans les 60 dernières années, le niveau général de formation a augmenté, les jeunes lisent plus et écrivent mieux. En même temps, il y a un accroissement des exigences qui expliquent les difficultés de certains.
Et les réformes dans l'enseignement, ces catastrophes ? Eh bien, dit-il, les réformes drastiques n'existent pas. Les profs se les approprient, les adaptent, les interprètent selon leur personnalité et leur sensibilité. Il fait bien son travail, Schweuwly. Un vrai pro. Et de qualifier les attaques anti-réformistes de purement idéologiques.
Voici donc, dans le rôle de l'idéologue, Suzette Sandoz, professeur honoraire de l'université de Lausanne. Longue carrière politique au parti libéral. Un peu isolée. Les méthodes nouvelles, accuse-t-elle, provoquent une vraie destruction du cerveau. Je ne me moque pas de ce qu'elle a dit, je la cite. J'ai tout bien noté. Ses étudiants par exemple ne comprennent pas les consignes, ne savent pas développer leur pensée. Il y en a de bons, comme toujours, dit-elle, mais ça s'est dégradé parce que le nombre de gens qui font des études s'est élevé.
Et vient le temps des interventions. Dont celle de JJT. JJT, c'est mon collègue à moi. Il était là, fidèle au poste. Il a parlé des masses nouvelles d'élèves qui arrivent et du fait qu'un prof doit désormais être aussi un éducateur. Puis d'autres personnes, en poil à gratter ou dans le sens du poil.
Publié par Alain Bagnoud à 10:11:12 dans Journal | Commentaires (7) | Permaliens
Publié par Alain Bagnoud à 15:35:03 dans Journal | Commentaires (7) | Permaliens
Autant le dire tout de suite, je trouve que le travail littéraire d'Yves Laplace est parmi ce qui se fait de plus intéressant par ici (à Genève). Autant le dire tout de suite, je trouve que dans Butin, il se fourvoie.
On y retrouve Bernard Seigneur, la Bernouille, le cousin du narrateur, son double inversé. Celui qui prenait toute la place dans L'Original.
C'était un long monologue. Ici ça dialogue. Avec le narrateur qui a pas mal de traits d'Yves Laplace. Le texte prend ainsi un peu l'apparence d'une auto-fiction, avec clés tout à la fin du livre, données de façon retorse au moment où Laplace affirme qu'il s'agit d'une pure fiction. Pas de problème. L'auto-fiction, c'est un genre à part entière, c'est même assez à la mode. Ce n'est en tout cas pas moi qui lui jetterai la première pierre.
Le narrateur a vécu l'amour fou avec une jeunesse, poétesse et libertinesse (c'est pour l'allitération), il a été largué au profit d'un confrère, il a du mal à s'en remettre. Bernard, lui, est un proxénète ravi, aide-infirmier dans un asile, sinon entretenu par sa femme malgache, et prêt à mettre au boulot la petite sœur d'icelle. Ils font un peu les bordels d'Asie. Enfin, Bernard propose au narrateur sa femme, pour le consoler.
Il y a du sexe, ça oui. Avec les petites putains asiatiques, avec les légitimes, avec les femmes que le narrateur drague sur Meetic. Ce n'est pas du porno, mais comme dans le porno, on cherche l'intrigue, ça tient quelques minutes, puis on se lasse. Ça tourne en rond. L'opposition amour fou-sexualité de consommation ne tient pas longtemps. On regrette les tout bons Laplace. La réfutation, par exemple. Ou On. (Oui oui, c'est le titre.)
Enfin, c'est personnel. Mais moi, La réfutation, On, c'est ceux que je trouve bons (là, c'est une assonance).
Publié par Alain Bagnoud à 08:41:23 dans Lectures | Commentaires (2) | Permaliens
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