JUSTE PARU
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Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
Camille de Toledo est devenu, semble-t-il, l'emblème de toute une génération. Ces gens qui ont un peu moins que la trentaine, que l'ordre des choses suffoque, qui cherchent une manière de lutter - et un combat.
C'est Jérôme qui me l'a fait connaître. Il vient de terminer son université avec un mémoire sur Yves Velan (voir le 16.10). J'avais moi-même travaillé sur cet auteur voici plus de vingt ans, dans les mêmes circonstances. Nous sommes entrés ainsi en contact. Deux Velaniens. Des happy few. Il y en a d'autres. Une petite secte que je salue en passant.
Jérône Tonetti. Retenez ce nom. Ceux qui s'intéressent à la littérature en entendront probablement parler. Jérôme, donc, m'a offert le premier essai de Camille de Toledo (un pseudonyme, bien évidemment, qu'il explique en fin de livre : on n'en dit rien ici...). Archimondain jolipunk (chez Calman-Lévy et en Livre de Poche), sous-titré Confessions d'un jeune homme à contretemps. C'est un essai doublé d'une autobiographie qui colle à celle d'une génération dont l'éducation s'est faite entre la chute du mur de Berlin et les attentats du 11 septembre 2001.
De Toledo a de la culture (beaucoup, et il l'étale parfois : un côté « j'ai tout lu » qui peut agacer), de l'intelligence, un grand talent littéraire. Servi par ses lectures, il analyse avec précision les mouvements de l'époque : la fin de la dialectique, la déréalisation du monde par l'image, l'homme-flux, l'altermondialisme (je n'en cite que quelques-uns, il est beaucoup plus précis) et leur incidence sur l'individu : la résignation, le dandysme de masse, le scheeze, pour finalement prôner un « romantisme aux yeux ouverts ». Salutaire et porteur d'espoir. Si de tels garçons existent...
Publié par Alain Bagnoud à 16:15:05 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
Hier au théâtre. Une suite de la soirée de samedi chez Daniel et Diana. Daniel cuisine très bien et nous avons bu des vins magnifiques. Notamment un Amarone 97 grandiose, bien charpenté. Un vin de la région du Valpolicella Classico, sur les coteaux de Marano, à l'ouest de la Vénétie. (« La vendange est rigoureusement triée et les grappes sont mises à sécher sur des claies en bois, jusqu'au mois de février (à la façon du vin de paille du Jura). Les vins sont ensuite vinifiés (pressurage et fermentation). L'élevage est effectué dans des barriques de chêne pendant une durée pouvant aller jusqu'à 24 mois » Voir ici.)
Et là, après l'Amarone, Daniel et Diana nous convainquent d'aller voir Lettre d'amour de Fernando Arrabal le lendemain à 17 heures. Une bonne manière de franchir ce cap du dimanche soir, toujours un peu délicat, en le passant dans le petit écrin rouge du Théâtre des Amis.
Décor : la scène inclinée recouverte d'un drapeau espagnol parsemé de douilles, au centre un trou dans lequel est assise la mère devant un autel baroque dédié à son fils. Des références au franquisme et à l'histoire personnelle d'Arrabal, né en 32. Son père a été arrêté pour raisons politiques en 36, sur dénonciation de sa femme semble-t-il, condamné à mort, puis sa peine commuée en travaux forcés. Il s'échappe en 41 et disparaît à jamais. Fernando est élevé par sa mère, dans un amour total fusionnel qui efface le père.
Mais un jour, il découvre l'histoire de ce géniteur emprisonné. C'est un traumatisme ineffaçable. Il ne cesse de s'interroger sur sa mère et de rechercher le disparu (voir son site http://www.arrabal.org/).
Ces éléments composent Lettre d'amour. C'est très prenant. Lucide, violent, presque effrayant. La force du texte, bien sûr, mais aussi la simplicité du dispositif scénique, l'impressionnante Lise Ramu qui incarne la mère et la musique de José Barrense-Dias qui joue de la guitare et tient par fragments le rôle du fils.
(Jusqu'au 7 février. Place du temple 8 - 1227 Carouge Tél.: 022 342 28 74)
Publié par Alain Bagnoud à 10:43:52 dans Théâtre | Commentaires (0) | Permaliens

La gravité est le bonheur des imbéciles.
Charles de Secondat, baron de Montesquieu
Publié par Alain Bagnoud à 11:42:34 dans Citations | Commentaires (1) | Permaliens
Un polar à Toulouse. Il y a des maris qui disparaissent, un commissaire qui observe les oiseaux, un inspecteur dont le frère a une pieuvre dans la tête. Un tueur en série, qui est en fait une femme, Proserpine, laquelle comme son nom l'indique (Perséphone) a passablement à voir avec la mythologie. Publié par Alain Bagnoud à 16:58:11 dans Polars, etc | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Alain Bagnoud à 16:36:38 dans Polémique | Commentaires (0) | Permaliens
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