JUSTE PARU
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LA TRILOGIE
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Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
On n'a jamais autant besoin de vacances que lorsqu'on en revient.
Ann Landers
Publié par Alain Bagnoud à 17:03:12 dans Citations | Commentaires (2) | Permaliens
Vacances de neige toujours (pour terminer). Je vous conseille d'essayer les raquettes. Je suis un nouveau converti, ce sont ceux qui font le plus facilement du prosélytisme. Mais enfin, c'est une expérience exaltante. D'abord, vous n'avez pas tous ces gens à ski partout, qui vous passent devant, qui surgissent à gauche, qui s'arrêtent à droite, qui freinent brusquement quand vous êtes derrière eux, qui prennent des trajectoires étranges, qui vous donnent l'impression d'être seul à pied sur la ligne blanche d'une autoroute très fréquentée.
Choisissez plutôt la tranquillité. Vous chaussez des raquettes, vous prenez des bâtons et vous suivez une piste balisée. Sympathique. Peu de monde. Vous admirez le paysage, les sapins aux branches ornées de neige, les combes blanches, les sommets, tout ça. Le rythme est trouvé, on avance, on pense à sa respiration, des pensées défilent, on se sent bien, empli d'existence, c'est très zen.
Ou alors, encore mieux, vous coupez droit dans les forêts. Vous frayez votre trace. Question solitude, on peut difficilement trouver mieux. La neige se lit comme un livre. Les lièvres qui ont passé, leur empreinte triangulaire, les marques des biches, des cerfs. Sous un vaste arolle, le lendemain d'une tempête, j'ai vu des traces d'ongulé (un chevreuil ?) qui partaient, mais aucune qui arrivait : la bête s'était réfugiée là pendant la tourmente.
On imagine ainsi toutes sortes d'histoires. Par exemple cette autre trace que nous avons vue avec famille et amis, il y a quelques jours (sans raquettes cette fois) : des gouttes de sang sur la neige du sentier, en plein bois, loin des villages. On les a suivies jusqu'à ce qu'elles quittent la piste pour descendre dans la forêt. Et là, soudain, l'empreinte d'une patte de chat. Un grand chat. Un très grand chat : sans doute un lynx. Qui portait manifestement une proie morte ou blessée dans sa bouche.J'étais très ému, moi qui ai écrit un roman dont cet animal est le héros. L'un des héros. Ça s'appelle La proie du lynx. Et ça se passe justement à St-Luc où je termine ces vacances.
Publié par Alain Bagnoud à 16:55:33 dans Journal | Commentaires (0) | Permaliens
On pourrait se demander pourquoi Maurice Chappaz, pour ses 90 ans, a choisi de recommenter les deux contes africains recueillis par Léo Frobenius et de faire publier le tout, contes, observations de 2006, et celles de 1955 qu'il avait fait paraître dans la revue Pays du Lac dirigée par Jacques Chessex (voir le 20.11 et le 22.12).Publié par Alain Bagnoud à 14:28:05 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
J'avais lu quelques-uns de ses polars. Pas mal. Toujours avec une touche italienne. Les pâtes, la polenta, la mafia, l'expresso. C'est d'ailleurs dans l'un de ses livres, La commedia des ratés il me semble, que j'ai appris comment on doit utiliser une cafetière italienne. Si, si, il y a une technique. Dans l'étage du bas, mettez de l'eau minérale. Avec une pincée de sel (à moins que l'eau que vous choisissiez n'en contienne déjà : goûtez et regardez l'étiquette). A l'étage du milieu, du café. Italien, bien entendu ! Le meilleur ! Vous versez dans l'étage du haut une fine pellicule d'eau (minérale) pour que les premières gouttes, les plus odorantes, ne s'évaporent pas au contact de l'acier brûlant. Vous y allez doucement avec la température de la plaque : il faut que la vapeur passe dans le café moulu avec légèreté, tendresse, lascivité, amour, qu'il s'en imprègne bien. Publié par Alain Bagnoud à 16:46:43 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
(Sanctuaire Notre Dame des Fontaines, La Brigue. Elus du Jugement dernier: les vierges.)
J'ai fêté la Saint-Sylvestre avec des amis que je connais depuis trente ans, dans un ancien studio de danse classique avec barres au mur et grand miroir au fond. Des Valaisans rencontrés au collège pour la plupart. Restés au pays ou rentrés après leurs études. On se voit presque toutes les années à cette occasion.
Que sommes-nous devenus ? Médecins, pharmaciens, directeur de labo médical ou vétérinaire (la branche thérapeutique). Pas mal d'enseignants à tous les niveaux. Des employés.
Publié par Alain Bagnoud à 16:36:08 dans Journal | Commentaires (2) | Permaliens
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