JUSTE PARU
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Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
Pour éviter par avance les critiques de ce lecteur qui me reprochait d'annoncer les choses sans expliquer ensuite comment elles s'étaient déroulées, je signale que la séance de dédicace de mercredi (voir le 14.12) s'est très bien passée, et je tiens à remercier celles et ceux (on dirait un discours politique) qui m'ont permis de me sentir chaleureusement entouré dans cette librairie - et m'ont aidé à transformer les piles de livres en ground zéro !
J'en étais encore tout remué quand je suis rentré à Genève, où je n'ai pas eu le temps de me calmer : l'excellent Pascal Décailler m'a invité à participer à son émission en direct sur la télévision Léman bleu. Il s'agissait de parler de Maurice Chappaz dont les 90 ans tombaient exactement hier. C'est à chaque fois une petite épreuve, de passer à la télé. Heureusement que Décailler sait mettre ses invités en valeur !
On a eu Chappaz en duplex par téléphone, qui sortait d'une réception donnée par la commune de Bagnes en son honneur. Toujours l'esprit vif, actif et travailleur, cet écrivain qui est dans son « grand âge frais », comme l'écrit Jacques Chessex à la fin de sa préface à Orphées noirs (voir le 20.11). Il nous a parlé de ses journées, des Idylles de Théocrite qu'il vient de retraduire, de ses autres livres... Bon anniversaire encore, et de nombreuses années fertiles !
A ce sujet, je remarque que j'avais annoncé un petit commentaire sur Orphées noirs, que je n'ai pas encore donné. Il va venir, c'est promis, lecteur qui me fait des reproches...
Publié par Alain Bagnoud à 10:19:38 dans Journal | Commentaires (0) | Permaliens
Il m'est venu hier soir une idée, alors que j'assistais au spectacle Epiphaneia d'Oskar Gómez Mata : pourquoi est-ce que je ne parlerais pas de théâtre sur ce blog ? Après tout, je suis aussi incompétent sur ce sujet que sur les autres !
Donc Epiphaneia. C'est la première fois que je vois le travail de Gómez Mata, personnage dont je ne sais d'ailleurs rien. Sinon qu'on l'a aperçu, avant le spectacle, juché sur une scène face au public qui attendait l'ouverture des portes, en train d'expliquer qu'il avait piqué tout ce qu'il y avait dans la pièce à d'autres spectacles.
Il a ses fans. Des gens que je connaissais me prévenaient (toujours avant l'ouverture des portes) : « C'est un génie ! » Ou alors : « Il est complètement fou ! » Ou encore : « Il ne faut pas t'attendre à du théâtre, plutôt à une performance. »
Effectivement, c'est assez décousu. Mais très drôle souvent. On teste l'absence du sens de la vue, on essaie de faire tenir une boule en équilibre sur un souffle d'air, on regarde des acteurs survoltés faire des sketchs sur le thème de la disparition. Avec quelques sujets qui reviennent. Je cite. « Perdre du poids/Considérer notre futur comme passé/Perdre du poids/Considérer sa propre disparition comme quelque chose d'inéluctable/D'étonnamment agréable/Aller vers l'avant/L'avant/Perdre du poids/AVANCER/Perde du poids/ Avancer. Perdre le poids du passé et du futur et faire du présent un présent absolu. » C'est le programme (ou la déclaration d'intention).
Bref, on s'amuse bien, on s'émeut parfois, on s'interroge. Ça tient le coup presque jusqu'à la fin. Mais soudain, Gómez Mata veut faire faire l'éléphant au public. Vous savez, ce truc inspiré d'un Polonais qui se pratique dans tous les cours élémentaires de théâtre : on bande les yeux d'un groupe, on le met en file indienne, les mains sur les épaules du précédent, et on le balade. Là, il nous entraîne tout autour du théâtre, du sous-sol au 2ème étage. C'est très long, et c'est très con. On a compris au bout de 2 minutes, on ne s'amuse plus du tout. Ça se finit par une méditation bidon. Dommage, cette fin ! J'avais trouvé le spectacle alléchant jusque là.
Le Grütli, d'ailleurs, j'aime bien ce qui s'y passe maintenant. La nouvelle direction réinvente un peu le théâtre, mais c'est ce qu'il faut faire de temps en temps. J'ai aimé leur Playstation penthésilée XY, d'après Heinrich von Kleist. Penthisélée, la reine des Amazones, contre Achile (l'excellent Pierre-Isaïe Duc). C'était très tendu, très sensuel, très plastique. Je me suis amusé au Concours Electre, où le public choisissait comme à Star Ac une version de l'histoire d'Eclectre qui serait montée plus tard. J'ai été intéressé par Les Perses, d'Eschyle, où quelques acteurs professionnels et 150 figurants interrogeaient la démocratie et la pédagogie au théâtre. La suite aussi promet. (Le Grütli, rue Général-Dufour 16, Genève, http://www.grutli.ch/.)
Publié par Alain Bagnoud à 11:42:33 dans Théâtre | Commentaires (0) | Permaliens
Livre singulier. Un roman qui se présente comme le rapport d'un institut criminologique adressé au procureur cantonal en vue d'un procès. Qui fait de larges places à des témoignages oraux, des articles, des lettres et le journal de l'assassin. Tout un patchwork qui tourne autour de la rencontre entre langue écrite et orale, entre le français et le patois, entre le portugais et les langues africaines au Brésil, qui parle de leur rapport dans le candomblé, un rite d'initiation et de possession où les jeunes Noires de Bahia retrouvent les dieux du continent noir (les orixa) et la langue originelle.
Dans ce contexte, un chercheur à l'université lémanique (Laboratoire de Genèse des langues), lie une relation avec une jeune anthropologue brésilienne. Une relation qui tourne vite au sado-masochisme, puis à la mort de la jeune femme dont on retrouve le cadavre mutilé dans un motel, après un rituel barbare, voire cannibale, dont la solution se trouve dans les obsessions universitaires du chercheur.
Ce n'est pourtant pas un polar. Ni un essai (malgré les pages abondantes qui relèvent de ce genre). Ni un roman psychologique. Quoi alors ? Une curiosité littéraire.
On y reviendra. J'ai posé quelques questions là-dessus à Jérôme Meizoz. Les réponses ici bientôt.
Publié par Alain Bagnoud à 11:19:55 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Alain Bagnoud à 13:54:03 dans Journal | Commentaires (1) | Permaliens
J'ai vu un téléfilm sur Sartre, cette semaine. En deux parties. De Claude Goretta, avec l'excellent Denis Podalydès dans le rôle principal. Intéressant. Est-ce que Sartre sortirait du purgatoire, cette zone noire où disparaissent les auteur après leur mort, par un phénomène bizarre qui a ses lois ? Publié par Alain Bagnoud à 10:18:30 dans ___PANTHEON | Commentaires (0) | Permaliens
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