JUSTE PARU
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Ecrivain. Né en Valais.
Vit à Genève. (Contact)
Ceux qui suivent les citations de ce blog se sont peut-être rendus compte que je suis en train de relire La Bruyère et la Rochefoucauld. Les deux vont de pair, évidemment. Il y a comme ça des vieux couples dans la littérature française. Des vieux couples un peu conflictuels, aux tempéraments opposés, mais qu'on n'imagine pas l'un sans l'autre. Voltaire et Rousseau. Corneille et Racine. Balzac et Stendhal. Céline et Proust.
Je relis donc Les caractères et les Maximes. Ça se fait lentement, vous le savez bien. Une sentence ici. Un portrait là. On compare. On a ses préférences.
Moi, c'est La Rochefoucauld. Car il faut bien dire que La Bruyère est un peu agaçant avec sa mesure bourgeoise toujours prônée. Avec ses apologies de l'honnête homme. Avec cet éloignement des excès, en ce qui concerne la morale, la vie ou l'écriture. Sa petite vertu ne semble pas attirée par le péché, elle est toute tiède, sans tentations. Or, rien n'est plus intéressant que les tentations.
La Rochefoucauld a plus de séductions. Ce grand amour-propre qui triomphe. « L'amour de soi-même et de toutes choses pour soi ». C'est l'intérêt, qui d'après lui guiderait finalement toutes les actions humaines. Sous chaque vertu, il y a un vice. C'est assez simple, mais passablement vertigineux ! Et puis il n'aime pas la bonne conscience du satisfait, de celui qui est content de lui, confiant en ses qualités.
Mais quand même, La Bruyère m'interpelle. Promis, je vais en parler plus longuement quand je l'aurai entièrement relu.
Publié par Alain Bagnoud à 12:10:52 dans Lectures | Commentaires (0) | Permaliens
Soirée littéraire, hier. Ça se passait aux Bains-de-l'Alliaz, quelque part au-dessus de Vevey, un endroit magnifique surplombant le lac Léman. Et difficile à trouver. J'étais en voiture avec Pascal Rebetez, poète, éditeur, auteur de romans et de récits de voyages. On a pas mal tourné dans la nature, égarés entre les chalets des Pléiades par les renseignements d'une boulangère d'ailleurs charmante, avant d'arriver en retard à la conférence que donnait Jacques Chessex pour présenter le dernier livre de Maurice Chappaz: Orphées noirs. (Il en a écrit la préface.)
Ça se passait à l'espace Jean Hirtzel. Jean Hirtzel est entre parenthèses le peintre dont une toile est reproduite sur la couverture de mon roman (voir plus bas). J'ai découvert tout ça en arrivant sur place. Vraiment, le hasard est parfois curieux. Il n'y a pas de hasard ? Si vous le dites...
Le cœur d'Orphées noirs est constitué par deux contes populaires africains. Ils ont été recueillis par Léo Frobenius, anthropologue allemand, et leur lecture a eu un grand impact sur Maurice Chappaz. Il en a parlé en 1955, dans la revue Pays du Lac que dirigeait Chessex. Il les commente à nouveau aujourd'hui, dans des textes datés de l'été passé.
Chappaz était absent. Il va fêter ses 90 ans en décembre. Bon anniversaire ! (Avec un peu d'avance.) Mais un des contes a été dit par le poète et comédien Jacques Roman. Décidément, comme on le voit, il y avait du beau linge...
Quant à Orphées noirs, le temps de le lire avec le sérieux et l'attention que méritent tous les textes de Chappaz, et je vous en parle.
(Maurice Chappaz, Léo Frobenius, Orphées noirs, Préface de Jacques Chessex, L'Aire bleue)
Publié par Alain Bagnoud à 12:17:40 dans Lectures | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par Alain Bagnoud à 15:27:46 dans Journal | Commentaires (0) | Permaliens
François Rabelais
Assez occupé aujourd'hui. Je prépare une dégustation de crus valaisans qui aura lieu chez moi demain dès 11 h 30. Les vins de Georges Emery, vigneron à Valençon, et quelque peu mon parent. J'aurai sans doute peu de temps pour venir sur ce blog. Je serai tout occupé à vérifier quelque apophtegme de Rabelais. Par exemple, "Lever matin n'est point bonheur - boire matin est le meilleur"!
Non, non, je plaisante. Nous serons raisonnables, je vous le promets. On se contentera d'obéir aux conseils de ce grand auteur. Il était aussi médecin, que diable!
Tenez, une ordonnance au hasard:"Buvez, afin d'éviter que la soif advienne!"
Eh bien, nous ferons de notre mieux.
Publié par Alain Bagnoud à 23:13:14 dans Journal | Commentaires (0) | Permaliens
Jean-Michel Olivier
Deux articles parus récemment dans des magazines sur La leçon de choses en un jour. Dans L'Hebdo d'aujourd'hui (numéro 46, semaine du 16 novembre 2006), sous la plume de Sylvie Tanette. Et dans le feuilleton littéraire de Jean-Michel Olivier (Scènes magazine de novembre 2006). Je ne peux pas dire aux amateurs de surf si l'article de Sylvie Tanette sera mis en ligne (je vous tiens au courant). Le feuilleton de Jean-Michel Olivier par contre se retrouvera prochainement sur Le Cultur@ctif (www.culturactif.ch/). Un peu de patience...
Et bien sûr, pour des renseignements encore plus précis, n'oubliez pas de consulter Argumenty i fakty (http://www.aif.ru/) et Le Quotidien du Peuple (http://www.people.com.cn/).
Publié par Alain Bagnoud à 10:48:41 dans Journal | Commentaires (0) | Permaliens
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