• Confidences pascales

    Pas de texte publié hier. Alors que j'écris quasi quotidiennement ici.
    Ce serait une obligation ? Non, une habitude. Une envie. Une pratique satisfaisante. Rien de mieux pour le début de la journée.
    Cette année, comme je suis généralement libre le matin, je commence par ce blog. Le temps de m'échauffer un peu, de me mettre en train. Je me laisse aller, je me fais plaisir. Puis je bascule sur le roman que je suis en train de rédiger. La suite de La leçon de choses en un jour. Enfin, la suite... Le personnage principal de ce livre avait sept ans, il en aura quatorze... 
    Et voilà ma matinée six jours sur sept. Très enviable. Puis l'après-midi est consacré aux activités nourricières de l'enseignement (je travaille à temps partiel).
    Que de révélations ! Comme on le voit, je suis en veine de confidences. C'est peut-être parce que l'on est le lundi de Pâques. Et qu'à Pâques, il faut se confesser.
    Il y a toute une épaisseur dans ce mot : Pâques. C'est finalement l'une de nos deux grandes fêtes, avec Noël. Deux fêtes qui viennent de loin. Si j'ai bien compris, elles sont placées depuis longtemps sur le solstice d'hiver et l'équinoxe (à peu près).
    Mais alors que Noël est une fête angoissée, sombre, implorante, anxieuse et insatisfaisante, Pâques a d'autres connotations. La résurrection chrétienne, la Pâque juive rappelant  le passage de la mer Rouge ouverte et traversée, la sortie d'Egypte, la libération d'un peuple. C'est l'incarnation du printemps avec ses prés qui reverdissent, ses pissenlits, les feuilles des arbres qui sortent, tendres comme de la mousse. Et puis la fête est liée à des images venues de l'enfance : la fin du carême et de la privation, les habits neufs, le grand repas en famille.
    Aussi quand je suis sorti, hier matin, dans le soleil montagnard, pour aller prendre un café et lire la presse, il y avait quelque chose de spécial dans l'air. Pas seulement le spectacle d'une belle matinée ensoleillée, mais aussi tout ce que le mot Pâques contient comme symboles, évocations, souvenirs, passé et promesse. La réalité enrichie par la culture. Et la promesse de délicieux plaisirs de plein air.
    Parce que Pâques est aussi, à mes yeux, le début officiel de la plus belle période de l'année.
    Celle des terrasses de bistrots.

  • Commentaires

    1
    Lundi 9 Avril 2007 à 10:37
    Bistrots
    Ah, les terrasses de bistrots, c'est agréable. Mais à condition qu'on n'y parle pas trop politique!
    2
    Mardi 10 Avril 2007 à 08:56
    Un frissonnement
    et la lumière de printemps qui recharge nos batteries ! C'est vrai qu'on ressent ça très fort à Pâques.
    3
    Mercredi 11 Avril 2007 à 09:17
    Politique
    Vous en parlez bien dans votre site,Eric.
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