•                                        A demain!

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  • Je vous avais parlé de Barbara, à l'occasion d'un spectacle donné au Théâtre de Poche. Eh bien, osons l'épreuve de l'image ! Voici une vidéo de sa chanson Göttingen. Pour confirmer ou infirmer mes propos...
     
             

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  • Le spectacle auquel j'ai assisté hier soir m'a rappelé que j'ai vu Barbara sur scène. C'était dans les années 80, quand je m'occupais de la chanson au Journal de Genève.
    A l'époque, je m'attendais d'après certains clichés personnels à voir arriver sur les planches une dame languissante tout en noir, blessée, retenue, toute prête à se pâmer et à s'évanouir.
    Pas du tout ! C'était quasiment une bête de scène ! D'une énergie ! Martelant ses pianos, arpentant le plateau à grandes enjambées dans ses fameux pantalons à pattes d'éléphants. Mais toujours juste. Sans jamais en faire trop.
    Tout le contraire d'hier.
    Quand on rajoute de grosses doses de théâtralité à des chansons qui sont déjà très chargées en elles-mêmes, on arrive à un résultat bizarre. Au Poche, ces dames sur scène n'ont pas lésiné sur le pathétique. On se serait souvent cru dans une tragédie classique. Ou plutôt dans un de ces pastiches, vous savez, de ceux faits par des comiques. Décor minimal, du noir, des mimiques poignantes, de l'emphase, des poses dramatiques exagérées et longuement tenues, des interprétations outrancières. 
    Bref, je n'ai pas goûté le spectacle, pas du tout.
    Les autres spectateurs si, manifestement, puisqu'ils lui ont fait un triomphe.
    C'est une aubaine. Ça va me permettre de plagier une célèbre phrase de Marcel Achard : le public a aimé, il était bien le seul ! 
    Et, tenez, une petite chanson pour se souvenir.

                                          

    Elles  chantent... BARBARA, avec Bérangère Mastrangelo / Margarita Sanchez, Théâtre le Poche, 21 mai - 3 juin 2007


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  • Je suis allé au concert de Michel Polnareff, hier soir.
    Etonnant, non ? Malgré ma crainte de la foule et ma haine de ces Grand'Messes, matchs de foot ou concerts populaires, dont le moment le plus ignoble est la transe collective finale programmée. Quand le public, possédé et dépossédé, uni en un seul élan vers un homme, une équipe ou un groupe qui est censé l'incarner, le transcender, se lève, perdant toute mesure, toute vergogne, toute dignité, gesticule, tend les bras, n'étant plus qu'un grand animal collectif qui hurle, sieg heil, sieg heil. Oui, ça me rappelle toujours l'image des foules nazies, ces moment-là.
    Si j'y suis allé, c'est la faute de Jean Winiger. Il est seul responsable. Il m'a invité. Un cadeau d'anniversaire. En souvenir de ces moment où nous nous sommes connus, ces années où il pouvait chanter par cœur tout Polnareff. Il chante extrêmement bien. C'était au début des années 80.
    En plus, il y avait un point positif que j'ai constaté en arrivant à l'Aréna : enfin un concert où je n'étais pas le plus vieux ! Et puis des souvenirs. Ça me rappelait cette époque où je m'occupais de la chanson au Journal  de Genève. J'en ai vu défiler, des gloires, il y a vingt ans ! Mon meilleur souvenir : Barbara. Je m'attendais à une dame languissante et dépressive, c'était, comme on dit, une véritable bête de scène.
    Ce n'est pas l'expression que j'utiliserais pour Polnareff. Je vous entends : Alors, c'était comment ? Eh bien, le concert était parfait. Les musiciens de grosses pointures. Le show travaillé au millimètre. Les choristes sexy. Et Polnareff, très zen, irénique, savait donner l'impression d'une sorte d'intimité entre lui et le public.
    Mais l'essentiel était ailleurs. Dans les lunettes rectangulaires noires à bordure blanche, dans la tignasse blonde décolorée, la silhouette à peine épaissie, la voix qui a peu changé, les doigts sur le piano. Une manière de vérifier qu'existe toujours un peu de ce moment de 1971 où j'ai entendu pour la première fois Qui a tué grand-maman. Un 45-tour acheté par ma grande sœur qui avait quatorze ans.
    Et je me souviens exactement du lieu, du moment, de l'heure et de la météo de ces minutes-là.

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  • J'en ai entendu, des chansons, ce week-end !
    Il faut dire que je suis en quelque sorte un spécialiste. Ou plutôt que je l'étais. Bien sûr, je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. C'est comme ça que j'étais entré dans les journaux. Chroniqueur de chansons françaises et critique de concerts. Dans le défunt Journal de Genève.
    Décidément, allez-vous me dire, je n'ai travaillé que pour des quotidiens qui ont disparu. Eh oui : le Journal de Genève, La Suisse et Le Nouveau Quotidien. A croire que c'est moi qui leur ai porté malchance.
    Donc, samedi, c'était une suite de concerts dans le cadre du festival Voix de fêtes. La soirée commençait par Léon Francioli et Stéphane Blok. Une rencontre improbable entre l'ogre à la contrebasse et le poète citadin. J'étais avec mon vieil ami Jean Winiger. L'univers libre, poétique, l'ambiance urbano-space de Blok et Francioli me plaisait beaucoup. A Jean un peu moins. Il le trouvait mou, il aurait aimé que ça pète plus. Il était un peu schtroumpf grognon ce week-end.
    K a suivi. Belle voix, assez bête de scène. Jeune, beau gosse. Il y avait des filles dans la salle venues juste pour lui. Il avait presque tout bon. Des paroles bien sympathiques. Les étrangers sont nos amis, non à la guerre, vive l'amour... Ce genre de choses. Très bien, K, continue. Ça va mûrir. Jean Winiger espérait que ce soit rapidement.Brico Jardin
    Ensuite, Brico Jardin. Et là, une révélation ! Des musiciens exceptionnels, une chanteuse magnifique, un univers décalé et loufoque, un show  délirant, une ambiance à tout casser. Woaw ! En plus, la chanteuse, c'est Mariama Sylla, que je viens de voir dans la pièce Les mangeuses de chocolat. La magnifique, sexy, punchy et talentueuse Mariama. Il y a deux semaines, j'ignorais qu'elle existait, depuis, je ne vois qu'elle, on ne me parle que d'elle. Des amis qui sont amoureux. Bon, je ne vais pas tout révéler, je sais garder un secret.
    Jean Winiger, lui, n'était pas amoureux. Pas d'elle, en tout cas. Il trouvait que quand même, elle aurait pu, elle aurait dû... Qu'elle était un peu ci, un peu ça... Que le spectacle faisait un peu cirque...
    Nous ressemblions toujours plus à un vieux couple contrasté. L'enthousiaste et le ronchon. Le papi qui fait la fête et la mémé qui fait la tête.
    Et rebelote dimanche. C'était « La fête à Sarclo » au kiosque des Bastions. J'aime Sarclo. J'ai vieilli avec Sarclo. On écoutait sa « Première tournée posthume ». Tendre et sarcastique Sarclo. Avec des commentaires irrésistibles entre les chansons. Et des idées neuves. Par exemple, celle de créer une ONG « Douaniers sans frontières ». En plus, il sait maintenant jouer de la guitare (oui, je sais, ça va surprendre ceux qui l'ont connu à ses débuts).
    Jean Winiger trouvait que c'était un peu brouillon. Bref, on avait repris notre numéro de l'Auguste et du clown blanc.
    Sarclo jouait avec Simon Gerber et ses musiciens. Parfait, l'orchestre ! Très bon, Gerber ! Jean Winiger convenait que oui mais quelque chose le gênait. Il trouvait la voix pas assez posée. Pas très pro.
    Enfin, on est allé manger une pizza. Au Carosello, 25 boulevard Georges-Favon. A côté de la Place du Cirque. Alors Jean Winiger ?
    Il trouvait que les salades étaient fraîches. Que les pizzas étaient bonnes. Il était bien content.
    Moi aussi. 
     

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