•  Le Sud. Un espace lounge au fond, avec des divans de velours, des guéridons, des fauteuils, et de grandes baies vitrées dont l'ovale du haut est en petits carreaux, de vieilles vitrines qui étaient les entrées d'anciennes arcades et dévoilent tout le spectacle de la rue, les gens qui passent, les voitures, l'animation, comme sur une terrasse... Le sol est recouvert par une magnifique mosaïque de petites catelles anciennes. Le soir, on s'y délasse entre amis. Mais c'est aussi parfait pour travailler l'après-midi (il y a en plus une connexion internet).
    Le devant est plus bistrot, avec des tables et des chaises de jardin. Et surtout un magnifique bar en demi-cercle. Une merveille, ce bar en zinc. Le lieu le plus ' mce_href=''> convivial du quartier. C'est là que vous pouvez entrer en conversation avec des gens parfois surprenants. Par exemple, j'y ai rencontré un dessinateur de BD bien connu, une adorable fliquette, un bibliothécaire de l'université, une speakerine de la télévision, des journalistes...
    Pour boire, vous avez des crus au verre très intéressants. Goûtez-en un. Si ça vous plaît, vous pouvez vous laisser aller. Le patron, Pierre-Alain, a une gamme cohérente. On trouve aussi un bon choix de whisky et de tapas. Soupes à midi.
    La clientèle, comme partout, change pas mal. Ces temps-ci, le soir, c'est anglophone aussi, en rapport sans doute avec le serveur bilingue. Et puis il y a également de la Guinness pression. Ça compte. 

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  • A éviter absolument. Ça semble très joli quand on passe devant. Animé, branché, contemporain. Ne vous y fiez pas, je vous raconte.
    Quand il a ouvert, il y a une année et demi, nous y sommes allés, avec les amis. Un nouveau café. Il fallait soutenir. C'était en septembre, la terrasse était déjà aménagée, l'intérieur en travaux, le personnel était tout content de nous voir. On nous servait avec le sourire. Nous étions parmi les premiers, ça créait du mouvement.
    Puis l'intérieur a été terminé. Rutilant. Et un soir, A. qui devait y rencontrer une amie prof d'uni, laquelle habite à côté, se fait arrêter à la porte.
    - Non.                                                                               Clients du Calamar ?
    - Quoi ?
    - Non. Vous n'entrez pas.
    - Mais...
    - Vous n'entrez pas.
    Un portier. Comme la maison ne recule devant aucun cliché, elle l'a pris noir, colossal et antipathique. Il a pour tâche, m'a expliqué un ami journaliste qui a causé avec le patron, de ne laisser passer que des gens entre 25 et 35 ans au fort pouvoir d'achat. Les hommes un peu plus âgés ça joue aussi, si on voit sur eux qu'ils ont de l'argent.
    Eh bien, croyez-le ou non, cette sélection, ça a excité quelques personnes. Les plus cons de Genève ont afflué, tout contents de pouvoir être où d'autres sont exclus. Au moins un endroit où il n'y a pas de pauvres et de vieux ! Le portier est devenu une puissance. Les élus étaient très heureux d'être reconnus, de pouvoir causer avec lui et de le tutoyer.
    Je dois ajouter que j'ai voulu récemment me faire refuser, pour ce blog. Mais il n'y a plus assez de monde, semble-t-il. On laisse entrer n'importe qui pour meubler. Cependant, m'accueillerait-on avec des pom pom girls et des fanfares que je n'y consommerais rien. Pas un centime à ce patron !  Et vivent la convivialité, l'accueil et le mélange des autres cafés !
    (Il y a un site internet. http://www.lecalamar.ch/. Une vidéo, des photos. Ça vous montre, effectivement !)


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  • Le café du lys a été créé par trois jeunes un peu scouts il y a 6 ans. Ambiance chaleureuse, prix bas. Ça a été très vite bourré de leurs amis accourus de partout, emplissant la salle chaque soir et la saturant autour du week-end. Il y en avait debout entre les tables, devant la porte. Un brouhaha ! Une fumée ! Puis ça s'est un peu calmé et ça s'est diversifié, question âge.
    L'après-midi, il y a une ambiance assez universitaire. Des filles avec des livres, des bloc-notes, des photocopies, des garçons avec des ordinateurs portables. L'endroit est  convivial avec ses grosses lampes rondes chinoises, jaunes, oranges et rouges, son bar en u, ses murs oranges. Quand on entre, on se trouve dans le café proprement dit avec des tables et des chaises en bois clair. Plus loin, au fond, sous le mur en pierres apparentes, c'est une ambiance lounge, comme on dit : des fauteuils et des divans rouges autour de tables basses.
    Pour vos soifs, vous trouvez toutes sortes de sirops, de jus de fruits, de thés aux noms très poétiques. Jardin rouge d'Afrique, Pouchkine, Parlez-moi d'Amour ou les courtisanes, (thé vert de chine, vanille, fraise, myrtille, framboise et orange). Un bon riesling-sylvaner du domaine des Vallières. Un pinot gris La Devinière tout à fait correct. Et pour les petites faims, du saucisson d'Auvergne (servi avec des cornichons, des petits oignons et quelques toast), des feuilles de vigne, une tortilla maison ou des poulpes marinés à l'huile d'olive. A midi, plat du jour ou carte (pavé de thon, magret de canard, triangle de quiches). Et il y a un site internet : www.cafedulys.ch.


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  • Si vous venez dans le quartier, ne ratez pas le Café de la Paix. Le dernier vieux bistrot qui n'a pas été retapé, dont on n'a pas essayé de faire quelque chose de branché pour attirer la clientèle des 25-35 ans à fort pouvoir financier. Comme dans le bon temps, le tuyau du poêle traverse la pièce en hauteur. Il y a un bar en bois, de magnifiques catelles au sol de couleurs bordeaux, grise et crème, un mobilier bistrot. Tables rondes ou rectangulaires, avec une grande stammtisch au milieu qui peut accueillir dix personnes. Des banquettes en bois le long des murs. Ah, les banquettes le long des murs ! On viendrait rien que pour ça. Le seul point exogène : les 12 (je les ai comptées) lampes qui pendouillent, sorte de lanternes en bois sans verre et aux angles brisés sous le faux plafond anachronique. Mal intégrées au reste à mon avis. Peu importe.
    C'est un endroit populaire avec une vraie ambiance. Il y a des artisans, le tapissier d'à côté, la tenancière du kiosque à journaux, quelques comédiens, des employés de bureau. C'est le genre d'endroit où on a envie d'une fondue. (Mais on peut manger d'autres choses. Steaks tartares, malakoffs, salades ou plats du jours qui sont souvent meilleurs là que dans les restaurants qui s'y croient.)
    (Café de la Paix, boulevard Carl-Vogt 61. Il y a même un site internet : http://www.cafedelapaix.ch/.)

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  • Je néglige scandaleusement quelques rubriques de ce blog. Celle des bistrots par exemple. Un seul article jusqu'à présent. Ce n'est pas faute pourtant de travailler mon sujet. Une préparation minutieuse. Vous connaissez le conseil : cent fois sur le métier...
    Par exemple, il n'est pas neuf heures et je sors déjà d'un estaminet public où j'ai pratiqué le rituel du matin : café et presse quotidienne. Pour ça, le meilleur endroit dans les parages, c'est le Café de la Radio, 73 boulevard Carl-Vogt. Il ouvre à six heures et demie, donc les premiers cafés ont été tirés quand vous entrez (les suivants sont meilleurs). La serveuse est très efficace, les journaux en nombre suffisant. Diverses vagues de consommateurs dans le décor crème et bordeaux. Ça se vide un peu à huit heures et ça s'anime de nouveau vers neuf heures, quand les entreprises du quartier font la pause.
    Les clients sont mêlés, ce qui est parfait. Ouvriers du bâtiment, artisans, employés et journalistes de la tour de la télévision qui est à deux pas. A midi, plat du jour classique et bien servi. Le restaurant est réputé pour ses filets de perche et ses frites.
    Deux belles terrasses sont installées pendant l'été, l'une ombragée, protégée, l'autre qui donne sur la rue. Celle-ci, très ouverte sur le carrefour formé par la Rue de l'Ecole-de-Médecine et le Boulevard Carl-Vogt, est appropriée pour ceux qui aiment lorgner les passants (et les passantes). Le patron à la belle moustache s'appelle Jésus. Ce qui, certains soirs un peu nostalgiques, vous pousse à la chansonnette. (« Si j'avais pas connu Jésus/Ma vie aurait été foutue... »)


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