• Fanions de footPetit café de la rue Hugo-de-Senger, un peu enfoncé dans le sol. Quatre marches pour descendre. Un bar, deux grosses machines à jeux vidéos, quelques tables en bois sur la rue et dans un corridor qui mène, à l'arrière, vers le dépôt où on voit des bonbonnes de bière en réserve. Un gros frigo rouge avec des boissons fraîches. Et partout au plafond, accrochées, collées et pendues de sorte qu'aucun centimètre carré ne soit inoccupé, des écharpes aux couleurs de clubs de foot, de celles que portent les supporters lors des matchs. Forza Juve, FC Barcelona, Galicia, Derby County, Hop Fribourg Olympic, Napoli campione d'Italia, Cristiano Ronaldo Portugal...
    Une télé allumée mais pas un de ces grands écrans plats qu'on trouve désormais partout: un petit poste à lampe où passe une émission en portugais. Un vieillard tout chauve et frêle la regarde, l'air d'avoir encore bien du temps à passer avant que l'heure du repas n'arrive. Dehors, sur la terrasse à même le trottoir, bien plus haut que nous, deux dames boivent du thé, avec des gilets et des vestes.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Café Vale D'Ave, 3 rue Hugo de Senger


    votre commentaire
  • La Sportive (à droite) 45 Rue de Carouge par Benoit

    Le vrai café populaire. Depuis toujours. Il abritait nos soirées d'étudiants bien arrosées, puis nous réaccueillait au petit matin, à quatre heures, quand il s'agissait de prolonger encore un peu.
    Le patron était à l'époque le gros Héritier de Savièze, qui vendait aussi du vin à l'emporter. Une production de sa famille valaisanne. Prix raisonnables. De quoi tenir les quelques heures entre la fermeture et la réouverture.
    L'intérieur n'a presque pas changé depuis. Entrelacs au plafond de fausses poutres sombres, lustres en fer, cloche de vache pendue. Grand bar, photos au mur, longues tablées. Piliers en bois, nappes rouges et jaunes, petits drapeaux suisses en papier et fanions du F.C. Sion.
    Très fréquenté. Ça parle fort, ça se cause entre les tables. Les piliers de bar ont le teint brique et la bedaine généreuse. Les dames sont entre deux âges. On feuillette les journaux de boulevard, on boit de la bière ou du rosé. On se sent bien, on est entre nous.

    La Sportive, 45 rue de Carouge, Genève


    votre commentaire
  • Nouveau café. Dans un quartier qui en compte déjà pas mal. Mais vous voulez mon opinion ? Il n'y en a jamais trop.
    Le Green Café a ouvert il y a quelques semaines. Pour illustration de ce billet, je vous ai Inauguration du Green Caféd'ailleurs mis une photo prise le jour de l'inauguration, trouvée sur le net. Quelques amis qui entourent le patron. Sympathique, ce patron.
    Vous y voyez les murs en grosses pierres apparentes. Il y a aussi un sol gris dallé, des tables en bois à chevrons. Au mur, des tableaux abstraits à la pâte épaisse, sombres et éclatants. Un bar en alu avec deux gros tonneau derrière, percés, d'où dépassent les goulots des bouteilles. Des coins lounge avec des divans et des fauteuils.  Ça c'est désormais un classique. Le coin lounge. Sans ça, on ne peut plus ouvrir un café.
    Petite restauration. Crêpes, salades, plats du jour à midi. Des vins de gammes diverses, pour tous les goûts.  Par exemple pour le blanc, chasselas genevois bon marché et gewurztraminer raffiné.
    Et la terrasse sur Carl-Vogt. Elle rétablit le maillage jadis interrompu entre le Métis et le restaurant d'à côté. Il y avait un trou, comme une dent tombée. L'ordre est rétabli. Profitez des beaux jours !

    Green Café, boulevard Carl-Vogt 77, Genève

    5 commentaires
  • Une ambiance tout en orange. Les murs, les rideaux. Jusqu'aux tables (d'un brun orangé) et aux catelles du sol (gris orangé). Un joli petit bar en bois, des assiettes et des reproductions de tasses au mur.
    C'était un café tenu par des Capverdiens, avant sa transformation (il était alors tout bleu). Glycine de ChineJe ne sais plus si c'est le cas encore ce matin, où deux petits hommes d'affaires, plutôt le genre représentants de commerce, parlent fort, chacun essayant de prendre le pouvoir sur l'autre.
    Une dame grisonnante à cheveux courts lit le journal en buvant un café. La serveuse effectivement pourrait venir du Cap-Vert. Est-ce que ça a de l'importance ?
    Un homme grisonnant entre, avec une pince en argent qui tient sa cravate et un pin's doré représentant une automobile au revers du veston. Il embrasse la serveuse. Ils échangent des nouvelles.
    Les deux petits hommes d'affaire ont baissé le ton. L'un a sorti des documents, l'autre met ses lunettes de vue. « Là c'est l'avenue. Sous cette façade, ce sera la sortie du tunnel. Les autorisations... Les oppositions... Il y a toujours un problème. C'est ça qui est emmerdant. Tu comprends ce que je veux dire ? » Puis il se donne des airs de virilité en parlant de couper les couilles à quelqu'un.
    C'est un café de quartier, assez tranquille dans le matin.

    Café Les Glycines, 6 rue Dancet, Genève


    2 commentaires
  • La Plaine LuneLe sol est noir avec des rayures blanches, les murs jaunes, excepté l'un d'eux où de grands panneaux rouge foie ornés d'une lampe grise sont séparés par des miroirs. En face, une longue banquette en bois avec, au-dessus, une glace horizontale qui court tout au long du mur. L'espace en est tout agrandi, on se voit ici, puis là, au hasard des reflets.
    C
    'est coquet, chaleureux, avec de jolies tables en bois anciennes, des chaises de bistrot et quelques plantes vertes. Le nom vient de la plaine de Plainpalais, sur quoi s'ouvre la vitrine et dont les travailleurs du marché aux puces passent, le mercredi et le samedi. Il y a une terrasse.
    Quand La Plaine Lune a ouvert, voici plusieurs années, c'était un autre décor et sa spécialité était d'engager des chômeurs en fin de droit pour les aider à se recycler. C'est ce qui peut-être a modelé la clientèle. Avec les puciers et leurs acheteurs, il y a des gens du genre, je dirais, gauche chrétienne. Et les étudiants qui peuplent de toute façon le quartier.
    C
    eux de La Plaine Lune ont plutôt tendance à avoir un petit accent allemand. Très proches, à quelques dizaines de mètres, il y a un foyer pour étudiants germaniques et la paroisse allemande.
    On mange, à La Plaine Lune, de la choucroute garnie, des moules marinières frites salade, de la souris d'agneau, ou de la joue de bœuf mijotée avec os à moelle et pommes vapeur (aujourd'hui). C'est familial. On s'y sent bien, on a envie de rester. 
    Mais l'endroit ne favorise pas les errances et les dérives nocturnes. Il ferme tôt. À 22 heures 30 en général, le lundi à 17 heures, le samedi à 15 heures 30. Il est temps alors de passer au Métis, au Lys ou au Sud.

    La Plaine Lune, avenue du Mail 14 bis, Genève


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique