• Beuveries

    La beuverie que Tostoï décrit presque au début de son roman, Guerre et Paix (entre les deux réceptions initiales), montre surtout quelque chose: que la jeunesse d'ailleurs n'a rien à envier à la jeunesse de ce temps ou du mien – et réciproquement.

    A Pétersbourg, des jeunes gens ivres se lancent des défis aux petites heures de la nuit. L'un d'eux assis sur le rebord d'une fenêtre, jambes pendant à l'extérieur, fait le pari de boire une bouteille de rhum cul sec. Ensuite, ils sortent faire la fête dans les endroits mal famés. Agacés par un commissaire de police, ils l'attachent à un ourson qu'ils trimballaient avec eux et jettent tout le paquet dans la Moïka, où commissaire et animal manquent de se noyer.

    Souvenez-vous. D'accord, le commissaire de police, l'ours et la Moïka, nous ne l'avons pas fait. Mais le reste?


  • Commentaires

    1
    Rebe
    Lundi 19 Décembre 2011 à 16:25
    Tolstoï
    La seule évolution d'avec le temps russe, c'est que, à nos âges, nous le faisons encore, hélas...
    2
    ab
    Mardi 20 Décembre 2011 à 09:45
    Hélas
    Mais c'est bien agréable, de temps en temps.
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