• Besame mucho

    Avec le beau temps, c'est le grand retour des musiciens ambulants autour des terrasses. A Genève, ils sont pour la plupart Roumains ou Hongrois, généralement tziganes. Se Consuelo Velazquezproduisent en formation plus ou moins fournie. De l'accordéon simple à l'orchestre de cinq ou six personnes.
    Tziganes ? direz-vous. Bonne musique !
    Eh bien non. La plupart se contentent de ressasser quelques succès convenus. J'ai fait mon petit hit parade. La chanson qui sort en tête est Besame Mucho. Un boléro composé en 1940 par la chanteuse mexicaine Consuelo Velázquez, inspiré par un aria d'Enrique Granados, nous dit l'indispensable Wikipédia. L'indispensable et contesté Wikipédia. Mais c'est un autre débat.
    Et Besame Mucho, ça va comme ça (pour ceux qui ne le connaîtraient pas ou qui croiraient ne pas connaître). Je vous mets la version de Césaria Evora :

      
                                           

    C'est magnifique, non ? Mais les musiciens des terrasses massacrent tout ça. Non qu'ils ne sachent pas jouer. Certains sont très bons. Mais ils fournissent ce qu'on leur demande et ce qui remplit la soucoupe à la fin de la prestation.
    Après Besame Mucho, ils enchaînent généralement avec Le parrain. Nino Rota. Vous vous souvenez des paroles de la version française chantée ? Parle plus bas car on pourrait bien nous entendre. Ouais. Jouez plus bas !


  • Commentaires

    1
    Vendredi 13 Juillet 2007 à 18:21
    Plus bas!
    Ils seraient capable de creuser. Pas pour chanter moins fort, non, juste pour chanter plus bas!
    2
    a.cane
    Vendredi 13 Juillet 2007 à 23:47
    Besame
    Pas la meilleure version, Cesaria. C'est un peu de la daube quand même, l'orchestration derrière. Vous auriez pu trouver mieux.
    3
    Basile
    Dimanche 11 Mai 2008 à 14:25
    Besame
    C'est pour moi une longue histoire, commencée dans les années 50 quand mon père m'enmenait aux bals du 14 juillet. Des petits bals sympa avec peu d'instruments, et surtout un accordéon, joué avec délicatesse et simplicité. Et mon père qui toute l'année fredonnait ces beaux airs romantiques, dont Besame, dont j'ignorais le nom jusqu'à récemment. J'ai longtemps cherché cet air, en téléchargant des tangos, des pasos, en vain. Je n'ai trouvé que de la musique ampoulée, pleine de floritures inutiles, les musiciens faisant plus une démonstration de virtuosité (comme au cirque) que de la musique agréable. Un jour, en fredonnant moi-même cet air, une collègue de mon âge a dit "ça ne nous rajeuni pas". Un autre, plus jeune, a ajouté "ça veut dire embrasse moi". J'avais donc une piste. Je suis donc tombé sur le Besame de Dalida, ce qui m'a conduit à Consuelo Velasquez
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