• Comme chaque dimanche matin ou presque, je sors de l'Epi doré 2. C'est là où nous allons prendre un café dominical et lire le gros journal popu que, selon la formule, tout le monde aime tellement mépriser. Double avantage : on prend le pouls du monde et on se sent tellement intelligent, par comparaison.

    Ce bistrot est un des seuls ouverts dans le quartier, le dimanche tôt. En entrant, on est accueilli par un grand comptoir face aux vitrines, avec des pains dans des casiers, des pâtisseries et des sandwiches dans une vitrine. Parce que l'Epi doré est aussi une boulangerie, mais sans les afféteries et le côté vieille dame des tea-rooms. C'est plutôt Champagne de la Jarretièrevitalité et peuple.

    Petites tables en marbre noir composite. Une ou deux stammtisch en bois, plus collectives. Nous ne sommes pas seuls. C'est le rendez-vous des Portugais du coin notamment.

    La salle fait une sorte de L dont la longue branche traverse tout l'immeuble et donne par une fenêtre sur la cour intérieure. Des couples avec des poussettes, des quadras, des travailleurs au bar. Sur les murs, des affiches rétros pour du cacao, du Champagne de la Jarretière, du vermouth bianco ou du Martini. Des lampes en forme de demi-vasques et un plafond étoilé de petites lumières allogènes vers l'arrière, à moulures sur le devant, très beau, avec une lampe suspendue.

    Et une attraction : la patronne. Un personnage ! Une énergie, une vitalité, une personnalité !

    Si tu tombes sur ce billet, ne m'engueule pas la prochaine fois que tu me vois, Madame, comme la dernière fois où j'ai parlé ici de ton abattage. J'aime beaucoup ton café et ton dynamisme !


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