• Ce que c'est que de nous. Moi aussi, cédant à l'irrésistible vague médiatique, j'ai acheté Les Bienveillantes de Jonathan Littel. Un pavé. 900 pages et avec un petit interligne. Pour élaborer le projet de se lancer là-dedans, il faut beaucoup de confiance dans les critiques littéraires, ou de la crédulité. Mais c'est qu'ils ont annoncé un chef-d'oeuvre! Il s'agissait de ne pas rater ça! Finalement, les chefs-d'oeuvre, il y en a pas mal mais ils ont été faits par des gens qui sont morts depuis longtemps. Diderot, Stendhal, Proust. Là, on nous propose un auteur bien vivant et qui n'a même pas atteint la quarantaine. Un chef-d'oeuvre inséré dans l'actualité littéraire, en plus. On l'achète, on se sent dans le coup. J'ai commencé le roman. Une centaine de pages. Effectivement, je suis agrippé. Mais attendez que je le termine avant d'être plus précis (ça peut prendre un peu de temps).
    Un autre livre tout différent qui vient de paraître, que je viens de poser sur mon bureau, qui m'attend, que je vais peut-être placer entre deux longues plages de lecture des Bienveillantes. Le Sommeil séfarade, d'Eric Masserey. Eric Masserey est l'auteur du très beau récit Une si belle ignorance (généalogies) paru en 2002. C'est un auteur plus retenu. 76 pages pour son premier livre, 79 pour le deuxième (notable expansion). Il y a des références à Tolstoï, Borges, Camus ou Lawrence Durrell. Ca commence ainsi:
    " - Comment meurt un bibliophile, Constantin?"
    La suite au prochain épisode. 


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